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Réduction phyto

Nouvel élan pour Ecophyto

Mardi 31 juillet 2018 par Christelle Stef

Les résultats du plan Ecophyto ne sont pas au rendez-vousLes résultats du plan Ecophyto ne sont pas au rendez-vous - crédit photo : CS
Les résultats du plan Ecophyto ne sont pas au rendez-vous. De 2014 à 2016, le Nodu, l’indicateur qui sert à mesurer l’utilisation des produits phytos, a augmenté de 12 %. Le gouvernement a donc annoncé de nouvelles mesures pour renforcer ce plan.

Ecophyto II +, tel est le nom de la nouvelle version du plan Ecophyto que vient d’examiner le gouvernement le 27 juillet lors du comité d’orientation stratégique et de suivi du plan Ecophyto (COS). Cette nouvelle version sera soumise à la consultation du public cet automne et sera publiée d’ici la fin de l’année.

Lors du COS, Les ministres de l’Écologie, de l’Agriculture, de la Santé et de la Recherche ont noté que les résultats du plan Ecophyto n’étaient pas au rendez-vous. Entre 2014 et 2016, le Nodu, l’indicateur de mesure de l’utilisation des produits phytosanitaires a ainsi augmenté de 12 % en valeur. Toutefois « ces résultats insatisfaisants ne doivent pas masquer les avancées concrètes du plan Ecophyto sur de nombreux volets : développement du réseau de fermes DEPHY, déploiement des CEPP… », ont souligné les ministres.

Mobilisation de la recherche

C’est la raison pour laquelle, le gouvernement souhaite donner un nouvel élan à ce plan en lançant la version II+. Il a ainsi annoncé que dans le cadre des 71 M€ de crédits publics alloués chaque année à Ecophyto, il ciblera plus particulièrement les actions de recherche appliquée et de transfert de l’innovation ainsi que le déploiement des collectifs d’agriculteurs. De même, les outils du grand plan d’investissement serviront à accompagner les priorités d’Ecophyto II+.  Le gouvernement a également annoncé la mise en place d’un programme prioritaire de recherche de 30 millions d’euros.

Sortie du glyphosate : les filières s’engagent

Lors du COS, les ministres ont également fait un point sur la mise en œuvre du plan d’actions visant à réduire la dépendance aux pesticides. Concernant le glyphosate, les filières ont ainsi présenté leurs avancées. La viticulture s’est ainsi engagée à réduire l’usage du glyphosate de 50 % d’ici trois ans. De leur côté, les ministres ont annoncé que la substitution du glyphosate sera encouragée. Pour ça, le renouvellement des AMM par l’Anses sera limité à trois ans.

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