LE FIL

Viticulture durable

Bayer expérimente la réduction des doses

Mardi 24 juillet 2018 par Christelle Stef

Jean-Luc Dedieu, le chef marché vigne chez Bayer présente l'OAD Movida
Jean-Luc Dedieu, le chef marché vigne chez Bayer présente l'OAD Movida - crédit photo : Christelle Stef
Bayer s’engage dans la réduction de dose. La firme a ainsi présenté le 19 juillet un outil capable de définir la dose optimale en fonction du volume de végétation et du risque maladie. Elle a également présenté deux produits de biocontrôle qu’elle devrait lancer prochainement.

Le 19 juillet, Bayer a convié la presse à venir découvrir ses solutions de viticulture durable au domaine du chapitre à Villeneuve les Maguelone (Hérault). Cette rencontre s’est déroulée dans le cadre des journées « Le sens de La Vigne » que la firme a organisé dans sept régions viticoles et qui ont accueilli plus de 300 distributeurs, prescripteurs et viticulteurs.

Un outil disponible pour 2020

Lors de cette journée, la firme a notamment présenté ses essais de réduction de doses avec la méthode LWA (Leaf Wall Area) ou mesure de la surface de la haie foliaire. Celle-ci se calcule en fonction de l’écartement entre les rangs, entre les ceps et en fonction de la hauteur de la végétation. A partir de là on peut adapter les doses à la végétation. « Nous expérimentons cet outil pour faire évoluer les doses. Nous nous engageons pleinement dans cette voie. L’an prochain, nous ferons des tests en grandeur nature chez des viticulteurs. L’objectif est d’avoir un outil disponible pour 2020 », a expliqué Jean-Luc Dedieu, le chef marché vigne.

Deux produits de biocontrôle bientôt disponibles

Bayer mise également sur le biocontrôle. La firme a ainsi présenté deux de ces projets vigne qui devraient être commercialisés la saison prochaine : un antioïdium à base de Bacillus pumilus et un antibotrytis à base de Bacillus subtilis. « Ces bactéries sont capables de produire des principes actifs : des sucres aminés pour Bacillus pumilus et des lipopeptides pour Bacillus subtilis. Ce sont eux qui rentreront dans la composition des produits. Mais ils n’agissent qu’en préventif. Ils seront d’autant plus efficaces qu’ils seront appliqués avant l’apparition de la maladie et sur des profils de maladie non explosif », a expliqué Jean-Luc Dedieu. Pour conseiller au mieux les viticulteurs sur le bon positionnement de ces produits, Bayer va faire évoluer son outil d’aide à la décision Movida, un modèle qui permet d’évaluer les risques de mildiou et d’oïdium. La firme l’améliore en y intégrant la qPCR, un outil d’analyse génétique qui permet d’identifier la présence de spores d’oïdium très tôt, trois semaines avant l’apparition des symptômes sur le terrain.

Bayer va également y intégrer un modèle botrytis sur lequel elle travaille en partenariat avec l’Inra de Bordeaux. Enfin pour que Movida soit connecté à un nombre important de stations parcellaires, Bayer va mettre en place des partenariats avec un nombre maximum de fournisseurs de stations météo.

Bonnes performances des produits conventionnels

Bayer continue également de soutenir les produits conventionnels. « Nous avons 14 modes d’action différents, nous allons les défendre pour assurer aux viticulteurs une protection pérenne », a expliqué Jean-Luc Dedieu.

Selon la firme, ses solutions ont donné entière satisfaction cette année dans un contexte de pression de mildiou exceptionnelle. « L’efficacité de Profiler est maintenue même après 100 mm de pluie. On a pu le vérifier cette année. Ce produit a une persistance d’action de 14 jours quelle que soit la pression. Cela a été une sécurité », a insisté Jean-Luc Dedieu

Le chef marché vigne a également salué les bonnes performances du fosétyl-Al. « Depuis 40 ans, il est toujours aussi efficace. Cette année, les retours sont positifs dès lors que les viticulteurs l’ont utilisé dans de bonnes conditions, en resserrant les cadences quand il le fallait ».

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé