LE FIL

A qui profite le crime ?

Vendredi 13 juillet 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Depuis la campagne électorale de Donald Trump, l’exercice du « fact checking » est à la mode dans les rédactions. On aurait aimé qu’il soit fait davantage pour les vins rosés. Coup sur coup, la couleur fait face à des « Unes » vectrices d’une image dégradante. D’abord, la fausse information sur le risque de pénurie de vin cet été, puis, cette information sur les importations espagnoles, ne mentionnant que la couleur rosée. A qui profite le crime ? Globalement, en deux informations incorrectes, il y a tout pour déstabiliser le consommateur. En simplifiant, il comprend d’abord que les rosés français sont plus chers et ensuite que les opérateurs français trafiquent l’origine des vins. Dans ces conditions autant acheter du vin rosé qui affiche clairement son origine espagnole dans le créneau de prix qu’il recherche, c’est-à-dire l’entrée de gamme. 
Désormais, chacun va scruter ce qui se passe dans les linéaires, croisant les doigts pour que la culture de consommation du rosé durant l'été soit suffisamment forte pour que les comportements restent inchangés. Par ailleurs, les révélations de fraude qui se succèdent à un rythme soutenu ces derniers temps, ne seront sans doute pas sans conséquence à l’export.

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