LE FIL

Interprofession provençale

Jean-Jacques Bréban préside au leadership des vins rosés

Jeudi 12 juillet 2018 par Alexandre Abellan

« Il a fallu beaucoup de travail pour que les vins de Provence arrivent à ce niveau d’image. Je me souviens qu’il y a trente ans, tout n’allait pas aussi bien… » évoque Jean-Jacques Bréban.« Il a fallu beaucoup de travail pour que les vins de Provence arrivent à ce niveau d’image. Je me souviens qu’il y a trente ans, tout n’allait pas aussi bien… » évoque Jean-Jacques Bréban. - crédit photo : CIVP
Pour son troisième mandat, le négociant se donne pour objectif de conforter le statut des rosés de Provence. Une stratégie de maintien qui est aussi bien commerciale à l’export, que productive avec le maintien du foncier et l’amélioration environnementale.

« Ce n’est pas facile d’être au sommet des vins rosés. Une fois en haut de l’échelle, il ne faut pas en chuter » pose Jean-Jacques Bréban, qui vient d’être élu pour la troisième fois* à la présidence du Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence. Après avoir dû lever au printemps dernier les craintes d’une pénurie de rosé, le CIVP doit désormais répondre à la crise d’image causée par les révélations du Parisien sur des fraudes massives aux vins rosés.

« Il ne faut pas s’exciter. C’est malheureux, mais cela ne concerne pas les vins de Provence » évacue Jean-Jacques Bréban. En apparence confiant sur la solidité de la notoriété provençale, Jean-Jacques Bréban va cependant axer son nouveau mandat sur le maintien de ce statut de référence de la catégorie rosé. Prenant la succession du vigneron Alain Baccino, le négociant se donne ainsi l’objectif de maintenir le leadership des rosés de Provence sur les marchés internationaux. « Depuis dix ans, les vins de Provence explosent à l’export. On n’est plus à aller chercher des clients mais à asseoir de la notoriété. Il faut augmenter notre présence pour consolider notre positionnement haut de gamme » trace Jean-Jacques Bréban.

Potentiel de production

Pour pouvoir développer ses actions marketing, le CIVP table dans l’immédiat sur une récolte importante en 2018. Avec l’espoir de retourner au million d’hectolitres de vins produits, alors que la récolte 2017 a été déficitaire, laissant d’avantage de place à la concurrence. Pour Jean-Jacques Bréban, l’enjeu d’avenir est de maintenir le potentiel de production du vignoble provençal tout et de son écosystème.

« La vigne est un rempart au béton » résume Jean-Jacques Bréban, qui donne au CIVP la mission de participer à la sauvegarde des parcelles viticoles contre la pression immobilière. Ainsi que l’objectif de créer des outils collectifs d’amélioration des pratiques viticoles et de soutenir la recherche sur la protection de l’environnement. « L’environnement peut être vu comme une contrainte, mais aussi comme une stratégie. Si les rosés sont critiqués comme des vins technologiques, on peut montrer par ce biais le lien au terroir » souligne le négociant.

 

* : Les précédents mandats de Jean-Jacques Bréban se sont déroulés de 2006 à 2009, puis de 2012 à 2015.

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