LE FIL

Valeur ajoutée

Les vins français et espagnols accordent leurs violons

Mercredi 13 juin 2018 par Alexandre Abellan

Ce 12 avril à Madrid : 'el Comité Mixto Franco-Español del Sector Vitinícola'.Ce 12 avril à Madrid : 'el Comité Mixto Franco-Español del Sector Vitinícola'. - crédit photo : Service économique de l'Ambassade de France en Espagne
Décidant de créer un observatoire économique commun pour gagner en visibilité, et accorder leurs compétitivités, les vignobles de France et d’Espagne font front commun en matière de revendications européennes.

Né dans la douleur des tensions commerciales transfrontalières de 2016 et 2017, le comité mixte vitivinicole franco-espagnol affiche une entente des plus cordiales et studieuses ce 12 juin à Madrid, au ministère espagnol de l’Agriculture. D’une seule voix, les représentants des filières françaises et espagnoles* ont présenté leur projet d’observatoire économique commun.

La plateforme doit permettre « d’échanger des données de surfaces, de volumes, de prix et de suivi des marchés » précisent dans un communiqué les quatre organisations hexagonales*. Qui précisent que « cette décision permettra de suivre et d’objectiver le marché dans les mois et années à venir, ce qui est le préalable indispensable à une relation plus construite entre les deux pays et à la création de valeur ».

"Préserver une réglementation spécifique"

En marge d’échanges sur l’adaptation de leurs vignobles au changement climatique, les deux délégations ont profité de la présence de leurs administrations agricoles respectives pour les interpeller sur le projet de réforme de la Politique Agricole Commune présenté par la Commission Européenne (cliquer ici pour en savoir plus). Demandant le « maintien des programmes d’aide au secteur viticole […] en euros constants » et la conservation d’une « réglementation sectorielle », les deux filières plaident pour la préservation des spécificités viticoles. Soit une réglementation et des budgets dédiés.

Cette déclaration commune ajoutant que « cette politique doit rester européenne et ne pas être renationalisée, pour éviter les distorsions de concurrence entre États Membres, mais aussi entre régions. » La juste compétitivité entre vignobles voisins restant logiquement un enjeu incontournable de ce comité.

 

* : Pour la France, il s’agissait de la Confédération des Coopératives Vinicoles de France (CCVF), les Vignerons Indépendants de France (VIF), la Confédération des Vins IGP de France (VINIGP) et l’Union des Maisons et Marques de Vins (UMVIN). Participaient pour l’Espagne l'Association des Jeunes Agriculteurs (ASAJA), la Conférence des Conseils Régulateurs Vitivinicoles (CECRV), la Fédération Espagnole du Vin (FEV), lOrganisation Interprofessionnelle du Vin d'Espagne (OIVE) et l'Union des Petits Agriculteurs et Éleveurs (UPA).

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