LE FIL

Passeport Raisin

Les vignerons indépendants s'opposent au syndicat viticole

Vendredi 11 mai 2018 par Aude Lutun

« Ajouter de l’administratif dans la période chargée des vendanges n’apportera rien.. Ce Passeport va juste pénaliser tous les vignerons qui travaillent bien pour 5 % de peu scrupuleux » tacle Yves Couvreur.
« Ajouter de l’administratif dans la période chargée des vendanges n’apportera rien.. Ce Passeport va juste pénaliser tous les vignerons qui travaillent bien pour 5 % de peu scrupuleux » tacle Yves Couvreur. - crédit photo : VIF de Champagne
Le Syndicat Général des Vignerons va mettre en place un bon de livraison qui validera la qualité de la vendange livrée. Les Vignerons Indépendants de Champagne y voient une contrainte supplémentaire sans effet sur la qualité.

Réélu président des Vignerons Indépendants de Champagne pour un nouveau mandant de deux ans, Yves Couvreur remet en cause le principe du Passeport Raisin, proposé par le Syndicat des Vignerons de Champagne (SGV). Ce Passeport est un bon de livraison qui devra attester de la qualité de la vendange livrée. Il sera donc rédigé par le viticulteur. Celui qui réceptionnera les raisins (pressoir particulier, coopérative, négoce, etc) devra y mentionner son appréciation.

« Le travail de la qualité se fait en amont, dans les vignes, estime Yves Couvreur. Ajouter de l’administratif dans la période chargée des vendanges n’apportera rien. Pour améliorer la qualité, il faut amplifier la résonance du Réseau Matu pour vendanger au meilleur moment. Ce Passeport va juste pénaliser tous les vignerons qui travaillent bien pour 5 % de peu scrupuleux ». Le Président des VIF souligne également que les pressoirs ne sont pas acheteurs de raisin et n’ont donc pas le pouvoir de refuser un chargement jugé non qualitatif.

Renouvellement des contrats

La mise en place du Passeport Raisin – qui, pour le SGV, a fait l’objet d’un consensus en interne - s’intègre dans le cadre des négociations interprofessionnelles sur le renouvellement des contrats. Les négociants souhaitaient intégrer des clauses qualitatives dans les contrats, ce que refuse le SGV, estimant que c’est de la responsabilité des négociants d’acheter des raisins de qualité.

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