LE FIL

A propos de la presse généraliste

Vendredi 13 avril 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

La presse généraliste française est friande de vin. Principalement quand il s’agit de l’approcher comme un objet de divertissement, que ce soit en faiseuse de roi à travers des portraits de vignerons ou de vignobles stars, ou, se faisant gondole de luxe, en tant que chasseuse de flacons précieux et rares. Est-elle au niveau sur la partie économique et technique ? On peut se le demander au vu des questions posées par les journalistes généralistes de l’AFP, du Monde et du Figaro lors du lancement par l’Anivin du partenariat sur les vignobles innovants éco-intensifs. Leurs questions étaient un livre ouvert sur leur ignorance concernant l'économie générale de la filière, qui demeure le deuxième poste excédentaire de la balance commerciale française. Cela doit nous poser question sur les relations entre la filière vin et la presse généraliste. Peut-être qu’à trop vouloir bâtir l’image du produit ou du vigneron, a-t-on oublié de parler, avec tout autant d’ardeur, de l’activité viticole française, de ses compétences, de sa complexité et de ses enjeux ? Il y a aussi le problème de la compétence des journalistes, soulevée d’ailleurs par Emmanuel Macron l’été dernier. La presse pense souvent sa valeur dans la transversalité de ses connaissances. De quoi limiter sa compétence sur de nombreux sujets, on pense notamment, à la question de l’environnement et de l'agronomie.

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