LE FIL

Rencontre réussie

Climat apaisé avec le Ministère de la Santé

Vendredi 13 avril 2018 par Bertrand Collard

Jérôme Despey, président du conseil des vins de FranceAgriMer et Jérôme Despey, président du Cniv (archive).Jérôme Despey, président du conseil des vins de FranceAgriMer et Jérôme Despey, président du Cniv (archive). - crédit photo : B. Collard
Les responsables professionnels sont sortis très satisfaits de leur première rencontre avec la ministre de la Santé. Une porte s'est ouverte, assure Jérôme Despey.

« Nous voulions qu’une porte s’ouvre, revenir autour de la table des discussions. C’est le cas. Je suis satisfait », déclare Jérôme Despey, à l’issue de sa rencontre avec Agnès Buzyn et Stéphane Travert ce 12 avril au ministère de l’Agriculture à Paris.

"Travailler ensemble"

Le président du conseil des vins de FranceAgriMer était reçu avec Jean-Marie Barillère, président du Cniv (interprofessions), tout aussi ravi. « On va arrêter de se taper dessus et essayer de travailler ensemble, explique-t-il. Agnès Buzyn sait l’activité économique que représente le vin et la portée de ce qu’on peut dire du vin. »

Parmi les sujets évoqué ce jour : le grossissement du logo femme enceinte. Le gouvernement l’a annoncé pour 2019. « Nous ne sommes pas fermés au sujet, mais pas dans n’importe quelles conditions », a expliqué Jérôme Despey aux ministres. Les discussions concrètes auront lieu avec Vin et Société à des dates et des lieux qui restent à définir.

"Non à d'autres mentions"

« On nous a demandé si nous étions prêts à d’autres mentions sur les étiquettes que ce logo. Nous avons dit que non. Nous voulons dématérialiser les messages de prévention. Nous avons rappelé que nous exportons beaucoup qu’il faut sortir de la stigmatisation », ajoute Jérôme Despey.

Autre sujet évoqué : les repères de consommation. « La ministre ne veut pas qu’ils incitent à la consommation et nous ne voulons pas qu’ils amènent à la prohibition », souligne Jérôme Despey.

Dans un communiqué commun paru juste après la rencontre, Agnès Buzyn et Stéphane Travert confirment qu’ils « ouvrent la concertation sur la prévention avec les professions viticoles ».

"Patrimoine et rayonnement"

La ministre de la Santé et son collègue de l’Agriculture « rappelent leur attachement à un discours public de responsabilité et de sensibilisation de la population dès lors qu’il est aussi reconnu que la consommation de vin fait partie du patrimoine gastronomique français et du rayonnement des produits des territoires français à l’international ».

Au plus haut niveau politique, le courant semble donc bien passé. Reste à savoir s’il en sera de même lorsqu’il faudra décider de la taille et du contenu des messages de prévention.

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Régis Le 13 avril 2018 à 17:20:47
Un problème avec le logo femme enceinte : invention franco-française, il est accepté partout dans le monde,sauf aux États-Unis, l'un des marchés les plus prometteurs à l'exportation. (les américains ont leur propre norme "GOV WARNING") et un importateur ne peut pas dédouaner un vin portant ce fameux logo. Cela impose au vigneron de prévoir deux stocks d'étiquettes et/ou de jongler avec des contre étiquettes, voire de refuser des ventes si la quantité commandée ne justifie pas le tirage d'étiquettes sans femme enceinte. Un vrai cauchemar, un surcoût inutile, un frein important à la compétitivité des vignerons français aux USA. Nos ministres/ambassadeurs/négociateurs OCM... pourraient-ils avoir dans leur carnet de négociation ce point empoisonnant et faire accepter le logo outre-atlantique ? https://fr.franceintheus.org/IMG/pdf/boissoins_alcoolisees_juin_2017.pdf
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