LE FIL

Au vignoble

La crainte d’une forte pression de mildiou

Vendredi 13 avril 2018 par Christelle Stef

Les conditions pluvieuses sont favorables à la maturation des oeufs d'hiver de mildiouLes conditions pluvieuses sont favorables à la maturation des oeufs d'hiver de mildiou - crédit photo : C.S.
Dans le bordelais, les conditions humides ont favorisé une maturation précoce des oeufs d’hiver de mildiou. Mais dans la plupart des parcelles, la vigne n’est pas encore réceptive aux contaminations. Les techniciens demandent néanmoins aux viticulteurs d’être vigilants et de bien surveiller les stades de la vigne

Les viticulteurs sont dans les starting block. Dans le Bordelais, les conditions hivernales et printanières humides ont accéléré la maturation des œufs d’hiver de mildiou. « Le modèle Movida nous indique qu’ils sont mûrs et que potentiellement, il y a eu les premières projections pré-épidémiques. Mais à ce jour, la vigne n’est pas encore réceptive exceptée dans les parcelles les plus précoces qui atteignent « deux feuilles étalées ». Dans ces dernières les vignerons pensent démarrer la protection la semaine prochaine contre l’excoriose car les conditions pluvieuses sont aussi très favorables à ce parasite. Ils en profiteront pour démarrer aussi la protection contre le mildiou en optant pour un produit efficace contre les deux maladies », explique Eric Capredon, chez Euralis, un distributeur de la région. Ces parcelles très avancées étaient au 12 avril, peu nombreuses. Mais avec les températures qui augmentent, le développement des stades va s’accélérer. Les techniciens appellent donc les viticulteurs à être vigilants et à bien surveiller leurs vignes surtout si les conditions humides se poursuivent. « Les viticulteurs devraient démarrer la protection contre le mildiou avant la fin du mois », indique Eric Capredon qui s’attend à une forte pression si les conditions climatiques actuelles se poursuivent. « Le top départ des traitements va être important », insiste-t-il.

Une année à fort potentiel mildiou

Dans le vignoble de Cognac, Magdalena Girard, de la chambre d’agriculture de Charente-Maritime craint également une forte pression du mildiou. « Les premiers indicateurs nous indiquent qu’on se dirige vers une année à fort potentiel. Le temps est favorable à la maturation des œufs d’hiver. Tous les modèles indiquent un fort risque », explique-t-elle. A ce jour, dans le vignoble Charentais, les œufs n’étaient pas encore mûrs et la vigne non réceptive. Le risque de contamination était donc nul. Les techniciens restaient néanmoins attentifs. « On va voir comment les choses évoluent », précise Magdalena Girard.

Début des traitements dans l'Hérault

Dans l’Hérault, les conditions climatiques étaient également favorables au développement des parasites. Et les traitements phytosanitaires contre le mildiou et l’oïdium avaient démarré, notamment dans les parcelles conduites en bio. « On a pris 450 mm d’eau depuis le début de l’année et les vignes sont à deux feuilles étalées», justifie Jean-Louis Cousinié des Etablissements Touchat.

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