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Ouest audois

Projet de fusion entre les caves du Razès et de la Malepère

Mardi 10 avril 2018 par Michèle Trévoux

Si le projet de fusion aboutit, la nouvelle entité née du mariage de la cave de la Malepère et de la cave du Razès, commercialisera environ 350 000 hl.Si le projet de fusion aboutit, la nouvelle entité née du mariage de la cave de la Malepère et de la cave du Razès, commercialisera environ 350 000 hl. - crédit photo : DR
Les deux coopératives de l’Ouest audois se préparent à fusionner pour donner naissance à la plus grosse coopérative de production de la région, portant un ambitieux plan de développement à l’horizon 2025.

Mariage en vue dans l’Ouest Audois. Les deux plus grosses coopératives audoises, la cave de la Malepère (Arzens) et la cave du Razès (Routier) ont engagé un projet de fusion, que les deux conseils d’administration ont validé cette semaine. Ce projet sera soumis au vote des adhérents lors d’assemblées générales extraordinaires prévues les 13 et 14 juin prochains. Evoc, l’union créée par les deux coopératives devrait absorber les deux structures et être transformée en coopérative de collecte et vinification.  Le premier président de la nouvelle entité devrait être Gérard Guiraud, actuel président de la cave du Razès, la direction serait confiée à Olivier Ambry, directeur de cette même cave, assisté par Jean-Luc Theraroz, directeur de la Malpère jusqu’à son prochain départ à la retraite.

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Développer le bio et les vins de France

Avec 5000 ha de vigne, 400 coopérateurs pour une production moyenne de 350 000hl, la nouvelle entité sera de loin la plus grosse coopérative de production de la région. Les conseils d’administration des deux caves ont travaillé depuis plus d’un an sur un plan stratégique ambitieux, fondement de ce rapprochement. « Cette fusion nous offre la capacité de mener ce projet ambitieux. Nous pourrons nous entourer de compétences dont, seuls, nous aurions eu du mal à nous doter», soutient Olivier Ambry. Le projet s’articule autour de trois grands axes :

Développer  des vins conditionnés, qui ne représentent aujourd’hui que 6 000 hl sur les 350 000 hl de production. L’objectif est de créer de la valeur, notamment avec les deux AOP Malepère et Cabardès Engager un plan de segmentation pour le vrac avec le développement d’une production bio, jusqu’ici inexistante, l’objectif étant de produire 15% des volumes en bio à l’horizon 2025. Autre segment visé : les cépages sans IG avec l’implantation de vignobles dédiés et une contractualisation avec ses clients et notamment Vinadeis, son premier client dont elle est actionnaire à hauteur de 22% et qui absorbe aujourd’hui 60% de son volume de production. Retenu comme vignoble pilote dans le cadre des conventions de partenariat technique initiés par l’Anivin avec l’IFV, la future entité prévoit de porter la part des VSIG cépages de 4 à 10% de son volume de production d’ici 2025. Renforcer le pôle amont pour accompagner techniquement et économiquement les adhérents dans ces orientations qui, tant pour le bio que pour les VSIG exigent une technicité accrue.

 

Des réunions sont prévues en avril et mai pour présenter aux adhérents le nouveau règlement intérieur et les modalités de l’accompagnement technique et économique.

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