LE FIL

IGP Côtes de Gascogne

L’appellation se porte bien

Mercredi 04 avril 2018 par Lucie Marné

De gauche à droite: Alain Desprats (directeur de l'IGP Côtes de Gascogne), Bernard Bonnet (président), Julien Franclet (Domaine de Séailles), Michel Maestrojuan (Domaine Entras), Amandine Lalanne (chargée de communication) et Cédric Garzuel (Plaimont Producteurs)
De gauche à droite: Alain Desprats (directeur de l'IGP Côtes de Gascogne), Bernard Bonnet (président), Julien Franclet (Domaine de Séailles), Michel Maestrojuan (Domaine Entras), Amandine Lalanne (chargée de communication) et Cédric Garzuel (Plaimont Producteurs) - crédit photo : Lucie Marné
L'appellation continue sa percée sur les marchés tant intérieurs qu'internationaux. La deuxième IGP de France a de quoi séduire avec son rapport qualité/prix toujours attractif.

« L’IGP Côtes de Gascogne se porte bien », annonce fièrement Alain Desprats, directeur de l’IGP à l’occasion d’une conférence de presse tenu ce mardi 3 avril à Paris. Et pour cause : l’appellation se classe actuellement au 2ème rang des IGP française en volume produit derrière l’IGP Pays D’Oc. « Depuis 8 ans, l’appellation connaît chaque année une croissance entre 10 et 15 % en particulier pour les vins moelleux et doux », poursuit-il. Avec une production annuelle de 80 000 hl, les doux et moelleux trouvent principalement acquéreurs sur le territoire national. « Nos moelleux plaisent car ils ne sont pas trop exubérants. Ils sont récoltés à 14-15° et ont une sucrosité entre 45 et 50 g. Les vins ne saturent pas le palais des consommateurs », précise Bernard Bonnet, président du syndicat.

En grande distribution, l’IGP Côté de Gascogne blanc affiche une progression de 6,7% en volume dans un contexte où les ventes de blancs sont en léger recul de 0,2%.

A l’export, l'IGP Côtes de Gascogne a progressé de 18% en volume et en valeur entre 2016 et 2017 avec un chiffre d'affaire de 60 millions d'euros. La part de l'export représente ainsi 60% de la production soit 100 millions de cols vendus. Bien que les marchés national et européen restent les principaux débouchés, l’appellation se tourne désormais vers le marché américain, canadien et japonais où elle a exporté respectivement en 2017, 3 millions, 4 millions et 500 000 bouteilles. « Pour le Japon, le Canada et les Etats-Unis, nous sommes partis de rien, reconnait Bernard Bonnet. Nous avons donc une marge de progression énorme et nous disposons des structures pour aller vers ces marchés. »

Garder les cépages autochtones dans les assemblages

Contrairement à la plupart des appellations du sud-ouest qui l’entourent, l’appellation Côtes de Gascogne concentre principalement sa production sur des vins blancs. Ainsi, sur les 13 000 ha que compte l’appellation, 85% sont plantés en cépage blancs. En tête, le colombard, cépage roi de l’appellation pour la production de vins blancs secs. Il représente à lui seul une surface de 6500 ha. Arrivent ensuite le sauvignon et l’ugni blanc. « Pour préserver la typicité de nos vins, nous souhaitons favoriser l’utilisation de nos cépages autochtones dans les assemblages comme le colombard, le gros et le petits manseng, notamment pour les moelleux », souligne Bernard Bonnet.

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