LE FIL

 Je reprends ma lecture 
{{str_intro_2}}
{{str_intro_3}}
{{message_alert}}
 {{bt_suivant}} 

 Je réponds 

L'étiquette, de la séduction à l'allégation

Vendredi 16 mars 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Si la bouteille est la silhouette du vin, l’étiquette est son visage. Douce, drôle, tendre, élégante, luxueuse, rêveuse, insolente, animale, poétique, artiste, authentique, noble, capricieuse, cynégétique, printanière, lascive, glacée… Avec souvent beaucoup de coquetterie, l’étiquette transmet la première émotion d’un vin. La relation entre cette charmeuse et le consommateur est telle qu’il existe même des buveurs d’étiquettes. Ceux qui ne jouissent que de ce petit bout de papier, diront sans doute mieux que personne combien l’étiquette crée cette première émotion, ce premier plaisir. C’est d’elle que née la relation. C’est elle aussi qui la fait durer au-delà et par-delà le vin. Car l’étiquette survit au vin. On la décolle, on l'instagram. C’est un trophée. Le vin serait amputé si l’étiquette n’existait.
Le législateur ne s’y trompe pas : il grignote de plus en plus de place sur l’étiquette en imposant des allégations (et caresse même certains projets délétères). La dernière en date est la proposition formulée, volontairement sous la contrainte, par le secteur européen des boissons alcoolisées. Ainsi, bientôt, dans cette première rencontre, ce premier moment avec le vin, un QR code viendra tenir la chandelle déjà portée par une femme enceinte barrée et un message sur les sulfites. Si le consommateur flashe ce code, il découvrira des nouveaux mots comme : sucre de raisins, sorbate de potassium, gomme arabique, acide métatartrique, caramel… De quoi rompre l’enchantement qu’aura savamment bâti l’étiquette. Un nouveau challenge pour les marketeurs du vin ?

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
VOS RÉACTIONS
Antoine_Vin Le 17 mars 2018 à 20:57:42
Même si un QR code impose un esthétisme, on a déjà la possibilité de personnalisé et on pourra certainement progresser de ce côté. L'histoire du vignoble, du vin et des vignerons, qui parfois attirent notre regard pourrons également être intégré en introduction de la liste des produits et résidus dans le vin. Pour essayer d'être neutre, les choix de viticultures et de vinifications pourront certainement trouver une explication en préambule à la liste interminable des résidus de chimie. Enfin, si les producteurs français et européens savent tourner cet inconvénient à leur avantage, ils pourront utiliser cette obligation pour freiner les imports comme à su le faire la loi Evin en son temps. Et surtout, encore une fois, le QR code reste encore peut utiliser par le consommateur, donc la transparence des producteurs se limitent à la curiosité de ce qui sont déjà en quête d'informations... CQFD
Philippe BOUCHARD Le 17 mars 2018 à 10:52:37
- Dans l'HISTOIRE - « l’étiquette est son visage »... Elle fut aussi malheureusement "collaborationniste" http://bouchard.genealogy.free.fr/bpf_histoire_site.html
Louis Jean Sylvos Le 16 mars 2018 à 17:15:46
Le plus difficile mais le plus intéressant serait de lister tous les intrants. Dans le cas de vin nature enfin nous pourrions faire la preuve que seul le raisin est là !
Didier Vergnon Le 16 mars 2018 à 16:19:01
Je partage totalement votre point de vue et votre vision sur l'étiquette d'une bouteille. Il fallait que les politiques, en mal d'occupations sans doute et d'informations surtout, viennent ternir cette image procurant les premières émotions et sensations transmises par le vigneron. L'Europe qu'on nous a décrite comme une union de forces pour nos rêves en l'avenir ne cessent d'alourdir nos contraintes pour nous faire perdre notre cœur de métier et gâcher le plaisir donné à nos consommateurs. Mais qui voulait de ce monde... de cette Europe là..?
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé