LE FIL

Le vin compte les points des hostilités commerciales

Vendredi 09 mars 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

On ne voudrait pas afficher un pessimisme trop marqué mais la guéguerre entre les Etats-Unis et l’Union européenne sur la politique commerciale a un parfum de moisi et un arrière-goût de panneaux photovoltaïques. A quelle sauce la filière viticole européenne va-t-elle être mangée dans ce jeux de ping-pong, où la surenchère semble être la seule règle ? Donald Trump annonce augmenter les tarifs douaniers sur l’acier (en épargnant au passage deux de ses partenaires principaux, le Canada et le Mexique), ce qui provoque des menaces européennes. Et cette réponse européenne de taxer certains biens emblématiques américains a évidemment alimenté des menaces de représailles Outre-Atlantique. Reste que l'on ne sait pas vraiment dans quel secteur ces rétorsions pourraient s'appliquer.

On pense au vin, évidemment. Non seulement parce qu'il est un symbole culturel mais aussi parce que les Etats-Unis sont l’un des premiers marchés stratégiques de l'économie viticole européenne. La France, l’Italie et l’Espagne ont lourdement investit sur le marché américain (à grand renfort d’aides européennes) pour conquérir des parts de marché. Si les taxes venaient à augmenter, le développement des vins européens seraient nécessairement freiné, particulièrement dans les segments d’entrée et de moyennes gammes. C’est pourquoi la filière viticole européenne regarde le match de part et d’autre de l’Atlantique, se faisant la plus discrète possible pour se faire oublier et priant pour que l’on ne vienne pas la désigner comme souffre-douleur de cette bataille.

 

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