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Vaucluse

Un chantier pilote de valorisation énergétique des souches de vigne

Vendredi 02 mars 2018 par Chantal Sarrazin

Un chantier pilote de valorisation énergétique des souches de vigne - crédit photo : Chantal Sarrazin
La chambre d’agriculture de Vaucluse et le GDA Sud Luberon se sont associés avec la centrale biomasse de Gardanne pour mettre en place un chantier pilote de valorisation énergétique des souches de vignes. Objectif, mesurer la viabilité énergétique et économique de cette filière.

« Quand nous avons appris qu’Uniper, l’exploitant de la centrale biomasse de Gardanne, avait besoin de bois comme combustible, nous nous sommes rapidement mis en contact avec eux, annonce Jean-Pierre Sourgen, président du Groupement de développement agricole (GDA) Sud Luberon et coopérateur à la Tour d’Aigues (84). Le brûlage à l’air libre des souches de vignes devient, en effet, de plus en plus contraignant. » De son côté, la centrale qui produit de l’électricité cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en bois qui proviennent pour l’essentiel des forêts.

De là est né l’idée de lancer un chantier pilote de valorisation énergétique des souches de vigne sur une parcelle de 4,3 ha située à Cadenet (84), avec l’appui de la chambre d’agriculture de Vaucluse. Planté de chardonnay classés en IGP, ce vignoble se trouve dans un secteur gélif et a, par ailleurs, été contaminé par la flavescence dorée. Son propriétaire a donc décidé de l’arracher. Le chantier a été confié à la société Gordo, une entreprise locale de travaux agricoles, qui arrache, broie et réduit les ceps en particules sur place.

"Déterminer le potentiel énergétique des souches"

La fraction fine sert à enrichir les sols de la parcelle tandis que la plus grosse approvisionne la centrale de biomasse. Cette dernière s’est engagée à racheter à l’agriculteur la plaquette de souche 10 € le megawatt/heure. « Ce chantier va nous permettre de déterminer avec précision le potentiel énergétique des souches de vignes et sa valeur », annonce Gilles Martinez, responsable de l’approvisionnement en biomasse de la centrale.

« Le coût de l’arrachage d’une parcelle de vigne revient aujourd’hui à 1 500 €/ha, souligne Gilles Cazeau, chargé de mission environnement et énergie à la chambre d’agriculture de Vaucluse. Le « bois énergie » permettra de financer une partie de ce montant. Ce chantier va également nous permettre de mesurer dans quelles proportions. »

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