LE FIL

Jean-Claude Mas

« Nous travaillons comme un petit vigneron, mais à grande échelle »

Lundi 19 février 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Jean-Claude Mas arbore une cravate décorée de la célèbre grenouille.
Jean-Claude Mas arbore une cravate décorée de la célèbre grenouille. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Les Domaines Paul Mas présentent trois nouvelles signatures sur Vinisud. Notamment, Arrogant Frog qui a fait son succès à l’international. Rencontre avec Jean-Claude Mas.

Arrogant Frog a été lancé il y a une dizaine d’années à l’international. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour sortir Arrogant Frog sur le marché français ?
Le marché né d’une rencontre entre un producteur, des acheteurs et des journalistes. Aujourd’hui, une nouvelle génération d’acheteurs et de journalistes s’intéressent de manière différente au vin. Arrogant Frog leur plaît. Il y a un énorme intérêt pour ce concept et plus généralement pour notre capacité à innover. L’important est de porter des arguments différenciants et qui nous différencient. Nous travaillons comme un petit vigneron mais à une grande échelle.


Vous êtes connus pour votre talent à lancer des concepts novateurs. Le dernier en date est le « street wine ». Qu’est-ce au juste ?
C’est un concept porté par une nouvelle signature : « Chai Mas » qui endosse des graffitis réalisés par Christophe Heymann, un ami et artiste local. Le « street wine » est la déclinaison dans le monde du vin de la « street food », une nourriture plutôt bio, simple, authentique, bonne pour la santé. De même le « street wine » est un vin qui fait du bien au palais, qui charme par ses arômes et sa complexité. C’est un vin raisonné ou bio, qui met en avant la diversité des cépages ; un vin aromatique avec des tannins onctueux et soyeux. Il est commercialisé en réseau CHR entre 5 et 6 euros (PVC) en trois couleurs.

L’autre nouveauté des Domaines Paul Mas est le Jardin des roses. Quel est son positionnement ?
Il s’agit d’un rosé premium, positionné autour de 15 euros/col. Nous ciblons le marché international et répondons à la premiumisation des rosés. C’est un réel enjeu pour le marché des rosés car si l’on veut que le marché pour cette couleur, existe, il faut qu’il y ait une stratification du marché. Ce rosé reprend l’idée de la rose qui était développée avec l’une de mes premières cuvées, Pétale de rose. L’étiquette est déclinée en quatre versions portant quatre variétés de roses : Traviata, Centifolia, Damas, Red Damask. Ces rosés sont embouteillés dans une bouteille OI qui présente des petits reliefs sur l’épaule pour évoquer la mosaïque de nos parcelles.

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