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Bergerac

Le "Bon" vin de cépages résistants

Jeudi 15 février 2018 par Colette Goinère

La marque 'Bon' du Château Grinou est élaborée à partir de cépages résistants.
La marque 'Bon' du Château Grinou est élaborée à partir de cépages résistants. - crédit photo : DR
Château Grinou lance sa marque « Bon », de vins de cépages résistants au mildiou et à l‘oïdium. Deux vins qui reçoivent un bon accueil.

La marque « Bon » de château Grinou a fait sensation au salon Millésime Bio du 29 au 31 janvier. « Nous avons reçu un excellent accueil pour ces vins. Nos clients ont été bluffés par le résultat aromatique. Nous leur avons expliqué que les traitements en bio sont compliqués à gérer. D’où le choix de ces cépages résistants au mildiou à l’oïdium », explique Gabriel Cuisset qui dirige château Grinou en famille, une propriété de 40 ha dont 30 certifiés Bio, à Monestier en Dordogne.

En 2014, il a planté du muscaris et du Cal 604 sur 1,5 ha qui ont donné leur première récolte cette année. Avec le muscaris, il a produit un mousseux, avec Cal 604, un blanc sec. Ces cépages étant inconnus, la propriété a choisi d’envoyer un message simple et clair au consommateur au travers du nom et du graphisme de la marque : un pouce levé. « Nos vins sont bons au goût, pour l’environnement et pour la santé des viticulteurs », indique Gabriel Cuisset.

6500 bouteilles commercialisées

2 000 bouteilles de muscaris et 4500 de cal 604 vont être écoulées en CHR et auprès des particuliers, à un prix consommateur de 8,90 € pour le blanc sec et 9,90€ pour le mousseux. Un prix plus élevé que le premier bergerac du château, le rouge tradition, qui est vendu 6,50 €/col.

La famille Cuisset s’est lancée dans l’expérimentation de ces cépages résistants, accompagnée par la chambre d’agriculture de la Dordogne, l’Inra et Agro Bio Périgord. Les résultats agronomiques sont encourageants. Ces plants s’avèrent très résistants au mildiou et à l’oidium. Mais ils ont subi des attaques de black-rot qui nécessiteront deux à trois traitements au soufre et au cuivre par an pour les enrayer. En attendant, Gabriel Cuisset va partir à la rencontre des cavistes pour expliquer sa démarche.

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