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Les vins français restent, pour l'instant, leaders du marché chinois

L'Australie gagne cependant en parts de marché, et remporte la palme de la valorisation. Avec des taux de croissance propres aux pays bénéficiant d'accords de libre-échange (Australie, Chili, Géorgie et Nouvelle-Zélande).
Par Alexandre Abellan Le 12 février 2018
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Les vins français restent, pour l'instant, leaders du marché chinois
 Le taux de croissance des importations de vin embouteillé est le même qu’en 2016, tandis que celui pour les vins en vrac a connu une forte augmentation. Les importations de vins pétillants n’ont que légèrement augmenté en volume, mais leur valeur a crû significativement » résume l’antenne économique de l’ambassade de France à Pékin. - crédit photo : La Vieille Ferme
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n 2017, la Chine continentale a importé 7,5 millions d’hectolitres de vin pour 2,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Soit des hausses de 17 % en volume et 18 % en valeur selon les dernières statistiques des douanes chinoises, rapportées par l’ambassade française de Pékin. L’Hexagone reste le premier pays fournisseur de l’empire du Milieu, avec 40 % des volumes et 38 % de la valeur des vins importés. Cette position de leader est consolidée par une hausse de 9 % des expéditions, à 2,2 millions hl de vins pour 860 millions d’euros de chiffre d’affaires. « Il faut reconnaître que les vins de Bordeaux sont la principale locomotive des vins français en Chine continentale. Même si la notoriété d’autres régions, comme le Languedoc et la Vallée-du-Rhône, augmentent avec leurs meilleurs rapports qualité prix » souligne la revue The Drink Business.

Bénéficiant de sa dernière baisse des droits de douane avant leur levée totale en 2019, l’Australie renforce fortement ses parts de marché en Chine. Portées par le marché chinois, les exportations australiennes s’élèvent à 1,1 million hl pour 560 millions d’euros (respectivement +33 et +26 %). Deuxième pays fournisseur de vin en Chine (avec 15 % des volumes et 24 % de la valeur), l’Australie réussit à atteindre la meilleure valorisation moyenne, avec un prix moyen d 5,30 euros le litre, alors que la France atteint 3,90 €/l. Challengers de plus en plus sérieux au leadership français, les vins australiens bénéficient d'un avantage compétitif qui bénéficie à d'autres vignobles.

Accords de libre-échange

Avec 740 000 hl pour 218 millions €, le Chili est le troisième expéditeur de vins en Chine. Profitant d’un accord de libre-échange avec la Chine depuis 2013, le vignoble chilien a vu ses expéditions bondir de 24 % en volume et de 28 % en volume sur l’année. Comptant parmi les principaux fournisseurs de la Chine en vin en vrac, le Chili est suivi de près par l’Espagne (700 000 hl pour 122 millions €), qui est le premier expéditeur la matière (avec une croissance de 200 % de ses expéditions non conditionnées, à 630 000 hl).

Septième pays fournisseur de vins en Chine (derrière l’Italie et les États-Unis), la Nouvelle-Zélande bénéficie également d’un accord de libre-échange avec la Chine depuis 2008. Et de hausses de 40 % de ses expéditions. « La Géorgie est devenue le neuvième pays exportateur de vin pour la Chine, étant classée seizième en 2016, soit une augmentation de 45 % » ajoutent les services de l’ambassade de France, témoignant d’une montée en puissance des expéditions géorgiennes en anticipation de la mise en vigueur de l’accord de libre-échange (valide depuis ce premier janvier).

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