LE FIL

Vallée du Rhône

Opérateurs, attention à utiliser le nom "Rhône" selon les règles

Lundi 29 janvier 2018 par Juliette Cassagnes

Le thème principal de l'AG du syndicat général des Côtes du Rhône portait sur la protection du nom 'Rhône'
Le thème principal de l'AG du syndicat général des Côtes du Rhône portait sur la protection du nom 'Rhône' - crédit photo : SGV des Côtes du Rhône
Philippe Pellaton souhaite, à l'occasion de son nouveau mandat, passer à la vitesse supérieure s'agissant de la protection du nom « Rhône ». Trop de libertés ont été prises jusqu'à présent...

Le syndicat des Côtes-du-Rhône tenait son assemblée générale ce jeudi 25 janvier 2018. Son président, Philippe Pellaton, a annoncé son intention de renforcer la protection du nom « Rhône », utilisée à « tort et à travers ». Celui-ci fait, ces dernières années, de plus en plus l'objet d'usurpations. Un phénomène lié à l'amélioration de l'image véhiculée et la bonne dynamique commerciale des vins de la région : « Notre positionnement en valeur attire beaucoup plus de convoitises maintenant qu'il y a quelques années », constate le responsable professionnel.

Les services marketing détournent le nom Rhône

De plus en plus d'opérateurs, sciemment ou non, détournent le nom Rhône pour le décliner en marque, ou l'utilise pour d'autres appellations que celle du Côtes-du-Rhône. A titre d'exemples (fictifs), un vin de France qui porterait la mention « Rhône Méditerranée », des marques comme « Rhône Excellence », « Rhône river » ou « Galets du Rhône » pour des vins qui ne sont pas en appellation Côtes-du-Rhône, ou encore l'utilisation de la mention « cru de la vallée du Rhône » pour un cru, qui est interdite... 

De nombreuses erreurs sont ainsi commises par des entreprises étrangères, nationales, mais aussi par des opérateurs locaux. « Les services marketing des entreprises françaises et étrangères font preuve de beaucoup d'originalités en détournant le nom Rhône pour créer des marques transversales, en AOP, IGP, sans IG...Cela finit par en brouiller l'image, résume Philippe Pellaton. Or il n’est pas appropriable et son usage est fortement réglementé ».

"Un rappel des fondamentaux "
Ce dernier a donc annoncé le lancement d'un nouveau plan d'action visant à de meilleures utilisation et protection de ce nom, en passant d'une stratégie « défensive » à « offensive ». Il se traduira par un rappel des règles précises à tous les opérateurs, à qui un courrier va être envoyé prochainement. Celui-ci contiendra un « guide pratique ». Des rappels à l'ordre pour mise en conformité seront envoyés par le syndicat à ceux qui n'ont pas corrigé le tir, aidés par l'Inao et les fraudes. Une veille plus proactive de tous les nouveaux dépôts de marque sera aussi effectuée. Enfin, l'ODG s'est attaché, depuis fin 2017, les services d'un cabinet d'avocat spécialisé en propriété intellectuelle.

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