LE FIL

Grande Bourgogne

Vers plus d'échanges entre jeunes candidats à l'installation et négociants

Mardi 30 janvier 2018 par Juliette Cassagnes
Article mis à jour le 01/02/2018 17:38:08

Les représentants signataires de la convention : Bruno Mallet, représentant de l'UMVBG (3eme en partant de la gauche), Gérard Bazin (4eme), président Chambre agriculture 69, et Jérémy Giroud (5eme en partant de la gauche), JA69Les représentants signataires de la convention : Bruno Mallet, représentant de l'UMVBG (3eme en partant de la gauche), Gérard Bazin (4eme), président Chambre agriculture 69, et Jérémy Giroud (5eme en partant de la gauche), JA69 - crédit photo : J Cassagnes
Le syndicat des négociants de Grande Bourgogne, la Chambre d'agriculture et les JA du Rhône ont signé une convention qui devrait permettre aux jeunes viticulteurs désireux de s'installer de mieux appréhender les marchés.

La Chambre d'Agriculture du Rhône (CA 69), les maisons de négoce de la Grande Bourgogne (UMVGB) et les Jeunes agriculteurs du Rhône se sont engagés dans une démarche peu commune, en signant ce 24 janvier une convention « d'Aide à l'installation de jeunes viticulteurs du Beaujolais ».

A travers cet engagement, l'idée est de se faire rencontrer les jeunes viticulteurs candidats à l'installation dans le vignoble - soit entre 10 et 15 par an - et le négoce régional, dès le début de leur réflexion d'installation. L'objectif étant d'échanger sur leur projet, d'étudier les différentes productions et débouchés envisagés par le candidat – vrac ou bouteille, bio ou non, appellations, cépages, type de vinification, etc - de les confronter aux réalités des marchés et, le cas échéant, de les orienter : « Nous leur indiquerons les risques et les opportunités », précise Bruno Mallet, vice-président de l'UMVGB.

"Une démarche intéressante"

Cela se traduira par une ou plusieurs rencontres entre les deux parties, qui doivent leur permettre d'avoir in fine une meilleure compréhension du marché et un « business plan » plus clair. Le peu de jeunes qui s'installent le font encore trop souvent sans savoir pour qui et pour quel(s) marché(s) ils produisent leurs vins... « C'est une démarche originale et intéressante car on construit un projet d'installation autour d'un projet commercial... Enfin ! », s'est réjouit Jérémy Thien, conseiller régional à la viticulture.

Un engagement à durée indeterminée

Autre engagement: une intervention par un négociant, lors de la journée sur l'installation du Lycée de Bel Air, auprès des jeunes en formation, est également prévue. Enfin, le syndicat promet de transmettre aux entreprises de négoce de Bourgogne et du Beaujolais les noms des candidats et leur projet jugés les plus aptes, afin que cela débouche, pourquoi pas, sur de réels partenariats techniques et commerciaux. « Nous irons plus loin avec certains, mais ce sera du cas par cas et du grès à grès », précise le responsable professionnel. Il n'est donc pas question dans cette convention d'un engagement écrit ou oral à acheter leurs vins: « Nous ne pouvions pas signer un chèque en blanc », argumente Bruno Mallet.

De façon plus générale, l'objectif pour le négoce est aussi de motiver plus de jeunes à s'installer dans le vignoble du Beaujolais en leur donnant plus de perspectives, dans l'idée derrière de sécuriser à court et long termes son sourcing: « Seulement 18 % des vignerons ont moins de 40 ans. Cela nous inquiète forcément », a déclaré Bruno Mallet. 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2018 - Tout droit réservé