LE FIL

Du vigneron au consommateur

L’application Twil prouve sa solidité en levant 1,5 million €

Mercredi 24 janvier 2018 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 26/01/2018 09:47:30

Fondé par Erwann de Barry (photo), TWIL est l’acronyme de The Wine I Love, permettant à l’entreprise de viser un développement international de ses services.
Fondé par Erwann de Barry (photo), TWIL est l’acronyme de The Wine I Love, permettant à l’entreprise de viser un développement international de ses services. - crédit photo : TWIL
Outil de mise en relation et de vente en ligne, la plateforme française avec un développement sur le marché européen dès 2018.

« Twil se positionne comme l’acteur français en face de Vivino. À nos débuts, en 2014, il y avait beaucoup d’applications qui se lançaient sur ce créneau. Aujourd’hui, elles sont bien moins nombreuses… Le succès de notre levée de fonds montre que nous sommes installés durablement dans le paysage » se réjouit Erwann de Barry, le président fondateur de la start-up Twil. La start-up peut en effet se flatter d’avoir levé 1,5 million d’euros auprès d’investisseurs institutionnels (comme la Banque Publique d’Investissements) et d’entrepreneurs privés (de France comme d’Asie, mais pas de la filière vin). Il s'agit d'un montant plutôt élevé si on le compare aux sommes levées ces dernières années par les start-up françaises oeuvrant dans le vin.

Cette deuxième levée de fonds* doit permettre le développement des bases d’étiquettes et de clients de l’application mettant en relation les consommateurs et les vignerons (qui réalisent les expéditions avec l'appui logistique de Twil). Au-delà de nouveaux services (conciergerie, livraison express…), la start-up prévoit d’internationaliser son offre en se déployant sur le marché européen. En 2018 sont ainsi prévues des versions anglaises et italiennes de Twil. Sachant que des vins italiens sont déjà présents sur le site français.

Démocratiser l’e-commerce

Fils de vignerons provençaux (château Saint-Martin), Erwann de Barry reconnaît que dans le vignoble « l’on rêve tous de vendre directement aux particuliers. Cela permet de connaître le client, d’être payé tout de suite et de vendre plus cher… » Mais la lente adoption du digital dans la filière vin couplée aux spécificités de l’animation d’une place de marché freine le développement du e-commerce vigneron, estime l’entrepreneur, qui voit dans Twil un outil de démocratisation du e-commerce.

Actuellement, Twil revendique 100 000 téléchargements, 13 000 cuvées disponibles à l’achat et 2 000 fournisseurs. Avec 70 000 bouteilles vendues en 2017, son activité a été multipliée par quatre en un an. « On ne veut pas lâcher le morceau. Quand on voit le développement on sait qu’il y a quelque chose à faire et qu’il est important de conserver un site français et ne pas laisser le champ libre aux opérateurs américains » conclut Erwann de Barry.

 

* : La première a été réalisée au lancement de la start-up, à la fin 2014, et a levé 800 000 €.

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