LE FIL

En finir enfin avec 2017

Vendredi 29 décembre 2017 par Alexandre Abellan

À l'heure de la taille, les momies des grappes gelées au printemps dernier rappellent une nouvelle fois la perte de récolte enregistrée.À l'heure de la taille, les momies des grappes gelées au printemps dernier rappellent une nouvelle fois la perte de récolte enregistrée. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

Entre les dernières vendanges tardives et les chantiers de taille qui continuent pendant les fêtes, la page 2017 se tourne. Marquant la fin d’une longue série d’épreuves partagées par tout ou partie du vignoble français. Après être passé par le gel, la coulure et la sécheresse, on peut sentir monter le soulagement d’en finir avec cette année historique. Car 2017 appartient déjà aux annales viticoles. Aux côtés de 1991 ou de 1956. Nul doute que son évocation fera frémir à l’avenir (du moins si son caractère exceptionnel ne devient pas la norme, changement climatique oblige...).

Mais avant d’être relégué dans l’histoire ancienne, 2017 va continuer de peser sur la filière. Et ce dès la nouvelle année. C’est en 2018 que les cuves vides vont réellement peser sur la trésorerie des domaines, la campagne de commercialisation et les fournisseurs de la filière. Si les vignobles épargnés espèrent tirer leur épingle du jeu, ceux touchés doivent continuer de se mobiliser pour ouvrir l'accès à des aides sur-mesure (par exemple pour les pertes de fonds sur jeunes plantations) ou que les dispositifs d’accompagnement soient bien connus de leurs opérateurs en difficulté (RSA, report d’échéancier des créances et cotisations…).

Période propice aux vœux, les équipes de Vitisphere vous souhaitent un joyeuse année, et surtout un millésime 2018 marquant les annales par sa générosité et sa qualité !

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