LE FIL

Après le gel

L'assurance climatique, pour les prestataires viticoles aussi !

Mardi 02 janvier 2018 par Alexandre Abellan

« Pour les métiers de la prestation de services, le jour du gel il y a eu un arrêt des travaux » se rappelle Benjamin Banton. Qui se souvient pendant le mois de mai avoir vérifié quotidiennement que son téléphone était bien branché. Les appels n’arrivant plus.« Pour les métiers de la prestation de services, le jour du gel il y a eu un arrêt des travaux » se rappelle Benjamin Banton. Qui se souvient pendant le mois de mai avoir vérifié quotidiennement que son téléphone était bien branché. Les appels n’arrivant plus. - crédit photo : Banton et Lauret
Touché par le petit millésime 2017, le groupe Banton et Lauret compte sécuriser autant que pérenniser son activité avec un contrat d'assurance paramétrique.

« Un pépin comme le gel du printemps 2017, on espère que ça ne va plus jamais arriver… Mais on ne peut pas laisser une variable climatique décider de l’avenir et de la pérennité de notre entreprise ! » s’exclame un chef d'entreprise dans le vignoble du Libournais. Mais ce n’est pas un vigneron qui prêche pour l'assurance, il s’agit d’un prestataire de services viticoles : Benjamin Banton, employant 186 CDI.

Ayant perdu 5 % de son chiffre d’affaires après le gel de 2017*, la société Banton et Lauret va contracter une assurance. Les rendements aléatoires de ses clients pesant directement sur son activité, qui implique des mobilisations importantes (avec un parc de 40 machines à vendanger, 30 enjambeurs, 25 tracteurs… Et du matériel de chai : filtre tangentiel, tri optique…).

Contrat indiciel

Ayant assuré le domaine viticole qu’il possède, le prestataire Banton et Lauret souhaite également protéger son activité de prestation. A été retenue l’offre de l’assureur AXA Global Parametric (basé à Pineuilh), qui propose une assurance paramétrique reposant sur les rendements Douanes. Prenant comme indice de référence le rendement sur une zone géographique donnée, l’assureur compare la production de l’année assurée à la moyenne décennale. Dépendant du capital assuré, l’indemnisation est bornée par une franchise de 20 % et un seuil critique au-delà de 80 % de dégâts.

Dans le cas de Saint-Émilion, le rendement décennal étant de 48,2 hl/ha, le seuil de déclenchement est de 38,56 hl/ha, pour une limite à 14,5 hl/ha. En 2013, le rendement moyen est tombé 36 hl/ha, ouvrant une indemnisation de 5,3 % du capital assuré

"Contrat simple"

« Ce contrat a de nombreux avantages. Il est simple, assure le capital voulu, et il n’y a pas besoin d’expertise ou de documents. L’indemnisation est automatique, utilisant les données des Douanes » souligne Benjamin Banton. « Cet outil répond à une baisse générale touchant un grand nombre d’entreprises, qui sont nos clients » précise-t-il, réfléchissant désormais aux indices qu’il souhaite retenir (sur les appellations Saint-Émilion, Bordeaux, Médoc…).

 

* : « La marge est davantage réduite. Il y a eu bien moins de prestations de vendanges et d’effeuillages » explique Benjamin Banton.

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