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Consommation

Les Français vont-ils acheter davantage de vins étrangers ?

Mercredi 27 décembre 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Les importations sur les huit premiers mois de 2017 sont en hausse de 2 % par rapport à la même période en 2016, à 467 millions d’euros.
Les importations sur les huit premiers mois de 2017 sont en hausse de 2 % par rapport à la même période en 2016, à 467 millions d’euros. - crédit photo : Vitisphere
Jusqu’ici le marché hexagonal a toujours préféré les achats de vins domestique, étant attaché à l’origine du produit et des terroirs. Mais ce réflexe pourrait changer.

Les achats français de vin sont en progression. Sur une décennie, selon les chiffres de FranceAgriMer, les importations ont crû de 38 % en volume et de 35 % en valeur. Les Français se mettraient-ils à boire davantage de vins étrangers ?

Pour l'entrée de gamme

Ce n’est pas si simple. D’abord parce que les importations de vins étrangers sont d’abord orientées sur le marché d’entrée de gamme, pour répondre à des produits qui misent sur le prix et non sur l’origine. 3.75 millions d’hl ont été achetés sur les huit premiers mois de l’année 2017, soit 78 % des volumes importés. Et ces vins en vrac sont majoritairement des vins sans indications géographiques avec et sans mention de cépages (64 %) destinés à la consommation intérieure mais aussi, de plus en plus, à la réexportation. Cette catégorie de vins représente 30 % de la valeur des vins importés, ce qui correspond peu ou prou à la valeur des importations de vin AOP et IGP (29 %).

Hausse de la valorisation

Cependant, il se pourrait que l’offre des vins étrangers sous signes de qualité puisse évoluer et être en croissance. Après trois ans d'augmentation des volumes de vins importés, l’année 2017 marque le pas sur les volumes. Sur les huit premiers mois de l’année (janvier à août) seuls 4.9 millions d’hl sont entrés en France, en baisse de 9 %. Cependant, la valeur de ces mêmes importations est en hausse de 2 % par rapport à la même période en 2016, à 467 millions d’euros. Il y a donc une valorisation des achats français de vins.

""Une curiosité des consommateurs""

Il se pourrait bien qu’il y ait une appétence pour les vins étrangers. C’est en tout cas ce que relève Loïc Parola, directeur de la société PardelaWines. « Tous réseaux confondus, nous ressentons une curiosité des consommateurs pour les vins étrangers. Elle est en partie liée au tourisme. Ainsi, nous avons vu nos ventes de vins portugais augmenter concomitamment à l'augmentation des voyages des Français dans le pays. En restauration, il y a aussi une réelle influence des sommeliers de moins de 30 ans qui ont une meilleure connaissance et davantage d’intérêt pour les vins étrangers. Nous notons également une progression de la demande pour les vins italiens, notamment parce que la restauration italienne est en train de monter en gamme. Par ailleurs, même si ces vins restent dans des catégories de prix plutôt d'entrée de gamme, nous constatons qu’il est désormais possible d’opérer des montées en gamme ».

Une étude menée par Gallo en 2016 confirme cet intérêt. 36 % des répondants à l’enquête menée par le groupe déclarent ne consommer que du vin Français, 83 % avouent avoir déjà dégusté des vins du monde. « Ils sont même 15 % à apprécier ces vins élaborés hors de l’Hexagone plus d’une fois par semaine : un pourcentage encore plus élevé chez les CSP+ et parmi les habitants de l’agglomération parisienne qui sont plus de 20 % à consommer des vins du monde de manière hebdomadaire » remarque le Baromètre. Les origines préférées des Français sont à 68 % en provenance d’Italie et à 49 % d’Espagne. « Mais les vins du Nouveau monde séduisent de plus en plus les amateurs, avec la Californie qui arrive en troisième position (28 %), suivie du Chili (20 %) » précise le Baromètre de cette entreprise américaine.

Il sera intéressant de suivre l’évolution des chiffres des importations des vins en France en 2018 et d’étudier si la valorisation observée sur les huit premiers mois de l’année 2018 se poursuit.

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VOS RÉACTIONS
Frédéric DAUTANCOURT Le 28 décembre 2017 à 17:45:16
Merci pour cet article Il convient de différencier les segments hors GD les offres des cavistes indépendants, la restauration toute gamme confondue est en nette progression et sur des destinations lointaines (Afrique du sud, Australie, Chili ...). Le public s'y intéresse fortement et n'attend que conseil et découvertes .... et bien au delà de l'Europe traditionnelle ... nous le constatons tous les jours !
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