LE FIL

Rêve ou réalité

Y-a-t-il de la place, en France, pour la création de nouveaux vignobles ?

Jeudi 28 décembre 2017 par J Cassagnes / M Ivaldi

En Ile de France et autour, des vignerons souhaiteraient atteindre un vignoble de 70 hectares environ; les cépages principalement demandés : Chardonnay, Sauvignon, Pinot noir, gris et blanc, ou encore Gamay.
En Ile de France et autour, des vignerons souhaiteraient atteindre un vignoble de 70 hectares environ; les cépages principalement demandés : Chardonnay, Sauvignon, Pinot noir, gris et blanc, ou encore Gamay. - crédit photo : Vitisphere
Île-de-France, Bretagne, Figeac, Dijon... Le changement de régime des plantations donne des idées de (ré)installations viticoles aux quatre coins de la France.

Plusieurs projets de (re)création de nouveaux vignobles ont vu le jour en France en 2017. Ils concernent des régions qui ont connu par le passé une tradition viticole, mais disparue aujourd'hui, car rayé de la carte à cause du phylloxéra vers les années 1900.

"Un vignoble sur la presqu'île de Rhuys"

C'est par exemple le cas dans le Lot, près de Figeac, ou encore de Dijon, deux communautés de communes désireuses de « renouer avec leur passé viticole ». Autre cas plus surprenant, en Bretagne, où le parc national régional du Morbihan et la commune de Sarzeau ont lancé le pari de réimplanter de la vigne en pays breton.

Dernier exemple enfin, le plus médiatique car le plus contesté : celui du syndicat des vins IGP d'Ile de France, qui se bat depuis plusieurs mois contre le tout puissant Syndicat général des vignerons de Champagne pour pouvoir planter des vignes en IGP « Ile de France », secteur situé dans les départements du nord-est et d'Ile de France : Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine Saint-Denis et Val d'Oise, mais aussi l'Eure, l'Eure-et-Loir, l'Aisne et l'Oise. Cette zone correspond au territoire historique sur lequel était implanté le vignoble francilien jusqu'au XIXe siècle. « On fait simplement renaître le vignoble francilien après un siècle de quasi-disparition », justifie Patrice Bersac, son représentant.

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VOS RÉACTIONS
craoux Le 30 décembre 2017 à 13:00:33
L'idée et l'envie de recréation de ces vignobles "historiques" (?) est estimable et je ne doute pas de la passion qui anime celles-ceux qui s'impliquent d'ores et déjà. Mais, a minima, il y aura au moins deux facteurs très limitants quand il s'agira de passer à l'acte : 1/ quid des autorisations de plantation (on est sur des projets ex-nihilo) et 2/ quid des contraintes qui naîtront des PLU communaux alors que ces "vignobles" n'auront même pas la légitimité à se défendre comme le font les aires d'appellation de grande notoriété ? ...
docardio Le 29 décembre 2017 à 13:05:16
Cépages modestes, légumes oubliés: le rapprochement avec la médecine déshumanisée, technifiée pour créer un néologisme, est criant. Ces démarches méritent tout le soutien et l'attention nécessaires dans l'optique d'offrir de l'innovation et de la lumière dont nous avons tant besoin. Magnifiques projets, bravo !
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