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Cave UG Bordeaux
Conversion à la bio, la démonstration par l'exemple rassurant

Pour susciter les vocations, et réussir à tripler ses surfaces certifiées en trois ans, la cave coopérative lance un groupe de travail pour lever les craintes.
Par Alexandre Abellan Le 19 décembre 2017
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Conversion à la bio, la démonstration par l'exemple rassurant
Les ateliers sont animés par des experts techniques de la Chambre d’Agriculture et d’Agrobio. - crédit photo : UG Bordeaux
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evendiquant le titre de premier producteur de vins de Bordeaux par la superficie*, l’union de Guyenne (désormais baptisée UG Bordeaux) compte bien devenir incontournable sur le marché des vins bio. Avec actuellement 70 ha pour dix vignerons certifiés, la coopérative s’est fixé le challenge d’atteindre 250 hectares de bio en 3 ans. Et déploie désormais un groupe de travail technique pour rassurer ses adhérents et les pousser à la conversion.

« Avant d’intégrer la cave d’Espiet, nous n’avions pas de vignerons bio. Nos viticulteurs avaient des réticences à rentrer dans cette démarche, qu’ils ne connaissaient pas. Ils imaginaient beaucoup qu’en bio ils ne pourraient jamais faire le rendement et en vivre » explique Philippe Cazaux, le directeur général d’UG Bordeaux.

Dédramatiser

Pour lever les réticences, la cave coopérative joue la pédagogie avec un groupe de travail pour partager les expériences et les éléments factuels. Sur 320 adhérents, 30 vignerons sont actuellement inscrits aux premiers ateliers. Avec une rencontre toutes les trois semaines, le groupe de travail doit aussi bien se pencher sur l’étude économique de la conversion en bio, la protection du vignoble, le travail du sol, les engrais verts, la biodiversité…

« On ne fait pas de prosélytisme, les participants passeront au bio ou pas. Il faut aussi montrer de nouvelles façons de travailler, alors que l’abandon programmé du glyphosate pose question » ajoute Philippe Cazaux. Qui reconnaît que si l’enjeu est environnemental, il est également commercial. « Les marchés sont très réceptifs. On sent une demande d’autant plus forte que la production 2017 est faible. Il est difficile d’estimer réellement la demande de bio » tempère le directeur de l’UG Bordeaux, qui en arrive à gérer des allocations. En 2017, la coopérative a produit 130 000 hectolitres de vin, -60 % par rapport à 2016.

Soutiens

À noter qu’au-delà de l’accompagnement à la conversion bio par la formation, la réflexion sur un soutien financier existe au sein du conseil d’administration d’UG Bordeaux.

 

* : Avec 4 600 hectares de vignes pour l’Union de Guyenne, contre 4 000 ha pour Tutiac et 3 500 ha de Rauzan.
 

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