LE FIL

Champagne

Booster l’oenotourisme

Jeudi 14 décembre 2017 par Aude Lutun

Pour développer l'oenotourisme : telle est l'ambition régionale en Champagne.
Pour développer l'oenotourisme : telle est l'ambition régionale en Champagne. - crédit photo : ADT
Les acteurs de la Champagne veulent capitaliser sur la notoriété de leur vin pour attirer les amateurs sur place et développer un oenotourisme encore timide.

Deuxième région oenotouristique de France après Bordeaux (source : Atout France), la Champagne affiche de nouvelles ambitions pour attirer les amateurs de vins dans ses coteaux. Le profil type du touriste qui se rend en Champagne est un homme (56 %), âgé de 45 ans et doté d’un bon pouvoir d’achat. La part des étrangers y est très importante (63 % des visiteurs) par rapport à la moyenne des autres régions viticoles françaises (39 %). « Cette prédominance des étrangers s’explique par la très forte notoriété du Champagne dans le monde et par la proximité de Paris », précise Philippe Harant, directeur de l’agence de développement touristique de la Marne. Les Britanniques représentent à eux seuls un tiers des visiteurs étrangers. Les Belges (20 %), les Allemands (10 %) puis les Hollandais (6 %) et les Américains (5 %) sont les autres nationalités bien représentées. En 2015 (derniers chiffres connus), 437 000 touristes avaient visité les maisons de Champagne et 1,5 million avait arpenté la cathédrale de Reims. La durée du séjour est en moyenne de 1,45 jour.

S'appuyer sur les fondamentaux

L’objectif de la région est de booster l’oenotourisme, en s’appuyant sur les fondamentaux que sont les caves des maisons de Champagne, les visites chez les viticulteurs et la route du Champagne, mais aussi par de nouvelles offres : la Cité Collet à Ay, le nouvel espace Nicolas Feuillatte à Chouilly, la création de plusieurs hôtels de luxe dans le vignoble, le bus L’Impériale de Marie-Antoine lancé par un vigneron de Cumières, etc.

« Les pays scandinaves représentent un beau potentiel pour nous, d’autant que la législation sur l’alcool a changé et qu’il leur est plus facile de ramener des bouteilles dans leur pays, poursuit Philippe Harant. Les étrangers sont également sensibles à l’inscription de notre vignoble au patrimoine mondial de l’Unesco, notamment les Américains, les Australiens, les Brésiliens ainsi que les Chinois et les Japonais ». Le CDT (Comité départemental du tourisme) et les Offices du tourisme mènent différentes actions auprès de ces cibles, à travers des rencontres avec les organisateurs de voyage. Mais aussi des parutions, via Atout France, dans des journaux tels le New York Times.

 

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