LE FIL

Marché vrac

Début de tension sur les rosés

Jeudi 23 novembre 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

La demande est forte sur les rosés en ce début de campagne.
La demande est forte sur les rosés en ce début de campagne. - crédit photo : Pixabay
Dans un contexte de début de campagne globalement calme, le marché vrac du rosé est en ébullition dans les vignobles du pourtour méditerranéen.

« Globalement, nous assistons en Languedoc à une hausse des prix des vins rosés » note Ciatti. La hausse est cependant mesurée, de l’ordre de 10 euros/hl, une orientation impalpable sur les blancs et les rouges. Pour Louis Servat, président des Courtiers du Languedoc Roussillon, cette situation s’explique par l’attentisme des gros opérateurs et les faibles disponibilités dans le Rhône et en Provence. « Le marché s’emballe mais de manière mesurée parce que des acheteurs extérieurs viennent en Languedoc pour s’approvisionner. Mais, les gros opérateurs n’ont pas passé commandes, du fait des stocks de l’an dernier » témoigne-t-il.

Il ne nous reste plus de rosé

C’est ce que confirme Olivier Plut, directeur de Clochers et Terroirs qui rapport avoir eu des contacts avec de nouveaux clients. « Ce sont des habitués des vins de Provence qui ont du mal à trouver des vins » explique Olivier Plut. Celui-ci confirme également la légère hausse des prix sur les vins rosés. « Selon, les qualités, nous avons commercialisé entre 5 à 10 euros/hl de plus que l’an dernier » constate-t-il. La cave qui commercialise entre 50 000 à 60 000 hl de vins rosés chaque année, a fait le choix de préserver son offre volumique pour cette couleur. Mais, « il ne nous reste plus de rosé de libre » rapporte Olivier Plut. Pas de rosé en vrac non plus chez le Vignerons Ardéchois. « La récolte a été divisée par deux. Nous avons fait le choix de privilégier nos marchés en bouteille » indique Philippe Dry, directeur général. L’union (soit douze caves adhérentes) n’a donc pas une goutte de rosé en vrac à vendre et cherche même à s’approvisionner pour satisfaire certains marchés.

Hausse des prix en Provence

La tension forte dans l’offre des vins rosés méditerranéens déborde donc en Languedoc. Les chiffres après 15 jours de commercialisation à mi-novembre fournis par le Centre interprofessionnel du rosé esquissent ce marché en tension. Les Côtes de Provence s’échangent à 250 euros/hl (contre un prix moyen de 200 euros/hl en 2016) et les Coteaux d’Aix se positionnent à 195 euros/hl (contre un prix moyen de 165 euros/hl en 2016). Cette hausse s’explique par une vendange en baisse de 8 à 15 % selon les AOP et des stocks qui devraient être en recul (la donnée sera disponible en décembre).

L’IGP Méditerranée est également en « surchauffe », estime Philippe Dry. Au 21 novembre, 103 000 hl ont été contractualisés, soit environ trois fois plus que l’an dernier à la même date. Le millésime 2017 s’échange à 100,86 euros/hl en moyenne. Ce démarrage sur des chapeaux de roue s’explique là encore du fait de la petite récolte et du niveau des stocks qui représente environ 30 % des volumes revendiqués en 16/17.

 

 

 

 

 

 

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