LE FIL

 Je reprends ma lecture 
{{str_intro_2}}
{{str_intro_3}}
{{message_alert}}
 {{bt_suivant}} 

 Je réponds 

Sujet de friction

L’étiquetage s’invite aux 15 ans de la Cevi

Mercredi 08 novembre 2017 par Bertrand Collard

Thomas Montagne, au centre et à sa droite, le Commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis. Derrière les sourires, n'y aurait-il pas comme un soupçon de tensions ?
Thomas Montagne, au centre et à sa droite, le Commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis. Derrière les sourires, n'y aurait-il pas comme un soupçon de tensions ? - crédit photo : Bertrand Collard
Invité aux 15 ans de la Cevi, le commissaire européen à la santé rappelle qu’il attend les propositions du secteur du vin au sujet de l’étiquetage nutritionnel. Ses hôtes ne l’entendent pas ainsi.

En public, les rapports sont plus que cordiaux. En coulisse, ils sont tendus. On l’a bien senti lors de la réception organisée le 7 novembre au Cercle royal gaulois de Bruxelles par la Confédération européenne des vignerons indépendants (Cevi) pour fêter ses 15 ans.

Invité à s’exprimer, Vytenis Andriukaitis, le Commissaire européen à la santé a commencé son discours par des amabilités. « Le vin est une part fondamentale de la culture européenne, a-t-il déclaré. Il nous unit. En Europe, nous sommes tous différents, mais nous nous retrouvons parce que nous aimons le vin. » Une entrée en matière qui lui a valu de francs applaudissements.

Puis, il a continué disant qu’il n’était pas venu pour parler des dangers de l’alcool. Non. Il était venu pour parler de l’étiquetage nutritionnel des boissons alcoolisées. Un autre sujet qui hérisse le poil de la viticulture.

En mars dernier, la Commission européenne a donné un an au secteur des boissons alcoolisées pour lui faire des propositions réglementaires sur le sujet. Vytenis Andriukaitis a rappelé qu’il les attendait pour le printemps 2018.

Le point le plus important, ce sont les calories"

« Je suis très conscient des spécificités du secteur du vin, a-t-il souligné. Mais je considère que vous êtes très bien placés pour faire des contributions significatives au développement d’une approche d’autorégulation. Je suis convaincu que vous pouvez développer un système qui va répondre aux besoins des consommateurs et qui préservera votre secteur. »

Quelques instants plus tard, il a précisé sa pensée lors d’une brève interview à Vitisphere. « Le point le plus important, ce sont les calories. Ce n’est tout de même pas très difficile de les mentionner sur les étiquettes ! Pour les ingrédients, nous avons besoin de discuter avec l’industrie pour savoir lesquels sont importants. Nous souhaitons recevoir des propositions. Les producteurs de vin savent ce qu’il est possible de faire ».

Thomas Montagne, président de la Cevi, s’est bien gardé de répondre en public. Il a simplement rappelé que « les meilleures lois sont faites avec le terrain ».

Puis il a déclaré à Vitisphere : « A la Cevi, nous sommes les plus rigides sur le sujet de l’étiquetage nutritionnel. Pour mentionner les ingrédients, c’est le niet absolu. Pour les calories, nous voulons quelque chose simple basé sur de l’information online. Les informations nutritionnelles, les consommateurs ne les lisent pas. Les Américains sont les plus informés et aussi les plus obèses. C’est la preuve que ça ne marche pas. Ce qui marche, c’est l’éducation. Nous sommes prêts à y participer. » 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé