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Congrès FFPV

Les pépiniéristes lancent une marque collective nationale

Vendredi 27 octobre 2017 par Christelle Stef
Article mis à jour le 31/10/2017 12:14:52

De gauche à droite : Eric Bourguet, Pierre-Marie Guillaume, Pierre-Denis Tourette , Davis Amblevert, Giovanni Varelli, Miguel Mercier
De gauche à droite : Eric Bourguet, Pierre-Marie Guillaume, Pierre-Denis Tourette , Davis Amblevert, Giovanni Varelli, Miguel Mercier - crédit photo : Christelle Stef
Lors de leur congrès, les pépiniéristes ont dévoilé leur projet de marque collective nationale « Origine France » dont le chantier doit aboutir courant 2018.

Professionnalisation. Tel a été le maître mot du 15 ème congrès de la fédération de la pépinière viticole (FFPV) qui s’est déroulé à Carcassonne les 25 et 26 octobre. « C’est le terme qui symbolise notre implication et nos avancées (…) La pépinière viticole avance mais nous devons aller encore au-delà », a déclaré David Amblevert, le président de la FFPV lors de l’assemblée générale. Ce dernier a ainsi annoncé le lancement de la création d’une marque collective nationale « Origine France ». L’objectif : faire reconnaître le savoir-faire de la filière française de la sélection à la pépinière , renforcer la traçabilité du matériel végétal, valoriser les engagements sanitaires des professionnels au travers des prospections vis-à-vis de la flavescence dorée et des autocontrôles, sécuriser les viticulteurs en leur garantissant la qualité des process de production, et monter en gamme.

Exigences vis à vis de la formation

Cette marque collective pourra être exploitée par tous les pépiniéristes qui respecteront un cahier des charges homologué. Elle sera assortie d’une certification délivrée par un organisme indépendant. La filière travaille donc actuellement à l’élaboration de ce cahier des charges et d’un plan de contrôle. Parmi les exigences du cahier des charges : la sélection devra être française, les greffons et porte-greffe cultivés en France, les plants produits en France. « On ne sera pas sur un cahier des charges technique, car aujourd’hui il existe une grande variabilité des pratiques. Mais il y aura par exemple des exigences vis-à-vis de la formation à la reconnaissance de symptômes de maladies (flavescence dorée, maladie de Pierce) et à l’ampélographie », explique Marie-Catherine Duffour, de l’IFV. 

Gouvernance partagée

La certification pourra être totale ou partielle pour une entreprise. Elle sera basée sur le volontariat.

Le pilotage de la marque sera assuré par les pépiniéristes mais avec une gouvernance qui intégrera les sélectionneurs, les viticulteurs et des représentants des pouvoirs publics. L’objectif est de lancer cette marque en 2018 avec la production des premiers plants certifiés en 2019. Pour promouvoir cette marque (qui au passage n’a pas encore de nom, ni de logo), la filière envisage de mettre les moyens et d’allouer un budget communication assez conséquent.

Cette nouvelle marque n’a pas vocation à concurrencer la marque Entav-Inra. Mais elle la complète. « La marque Inra-Entav garantie la sélection. La marque collective garantira la production », ont expliqué les pépiniéristes.

Soutien de la filière viticole

Les représentants des viticulteurs présents lors de ce congrès ont très bien accueilli la démarche. « Nous vous aiderons à valoriser votre travail auprès des vignerons », a déclaré Jean-Marie Barillère, le président du Cniv. « Je soutiens totalement votre projet », a renchérit Jérôme Despey, le président du conseil des vins de France Agrimer. Désormais pépiniéristes et viticulteurs marchent main dans la main…

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