LE FIL

Pépinières viticoles

Nette amélioration de la balance commerciale française

Jeudi 12 octobre 2017 par Alexandre Abellan

L’Italie et l’Espagne sont de loin les premières destinations des plants français, comptant pour plus de la moitié des expéditions.L’Italie et l’Espagne sont de loin les premières destinations des plants français, comptant pour plus de la moitié des expéditions. - crédit photo : FFPV
Alors que les exportations de plants de vigne augmentent significativement, les importations stagnent et permettent à la filière nationale de voir la tendance commerciale enfin s’inverser.

13,2 millions d’euros de plants de vigne greffés ou racinés ont été exportés par la France de janvier à juillet 2017. Soit une hausse de 13 % par rapport à l’an dernier, selon les statistiques douanières publiées par la Fédération Française de la Pépinière Viticole (FFPV). « Sur les sept premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires dépasse celui des 12 mois de l’année 2016, alors qu’il reste à comptabiliser les exportations en Amérique du Sud sur le quatrième semestre » souligne Miguel Mercier, le vice-président de la FFPV en charge de l’export, dans le dernier numéro du Pépiniériste. Sur la même période, les exportations de porte-greffe se sont maintenues à 5,8 millions €, la forte baisse de la demande italienne étant compensée par des développements européens (Autriche, Portugal, Suisse…). « On sent un frémissement à l'export qui devrait se confirmer. Le marché russe est très porteur pour nos plants, alors que ceux italiens y sont mis en quarantaine. Le travail de fond de la pépinière française redynamise les marchés » précise Miguel Mercier, contacté par Vitisphere.

Solde commercial de 9,7 millions €

À 8,2 millions €, les importations de plants de vignes restent constantes sur les sept premiers mois de 2017. Tandis que la valeur des porte-greffes importés diminue de moitié, tombant juste en dessous du million d’euros (992 000 €). Globalement, « il apparaît clairement un solde positif à l’importation et l’exportation de presque 10 millions €. Alors que ce solde tendait vers zéro » se réjouit Miguel Mercier. Ce dernier ajoute que « ce mouvement d’inversion de la courbe est encourageant », allant dans le sens de la stratégie initiée par la FFPV. Qui mise sur des plans régionaux de compétitivité pour (re)développer ses parts de marché.

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