Accueil / Viticulture / Ils ont décidé apporter des vers de terre dans leurs sols

Vie du sol
Ils ont décidé apporter des vers de terre dans leurs sols

Un domaine teste une expérimentation inédite en viticulture pour enrichir la vie des sols. Plus de 100 kg de vers de terre vont être déversés sur une parcelle test.
Par Chantal Sarrazin Le 10 octobre 2017
article payant Article réservé aux abonnés
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Ils ont décidé apporter des vers de terre dans leurs sols
Le domaine Figuière à la Londe-les-Maures va déverser des vers de terre sur trois rangs de vignes de 300 mètres de long. - crédit photo : wikimedia commons
l

« Dès que les conditions météorologiques s’y prêteront, à savoir dès qu’il fera une bonne pluie, nous lancerons notre expérimentation », annonce François Combard du domaine Figuière à la Londe-les-Maures (83). Le vigneron va déverser 100 kg de vers de terre sur trois rangs de vignes de 300 mètres de long. « Nous allons procéder à la main et à la pelle », précise t-il. Objectif, booster la vie organique des sols du domaine. « Notre vignoble se trouve en effet sur des sols de schiste très pauvres et, de surcroît, sensibles à l’érosion », souligne le vigneron. Dans l’été, en nettoyant le bassin de lagunage de l’exploitation, il est tombé sur un gisement de vers de terre. Pourquoi ne pas les utiliser dans les parcelles de vignes ? Le domaine s’est donc lancé dans la lombriculture maison. Beaucoup moins onéreuse que d’acheter des vers de terre à l’extérieur, 400 $ pour 10 kg.

Tout pour le confort de ses hôtes

Les vers de terre ont été enfermés dans une caisse en bois d’un mètre de hauteur et de six mètres de longueur et de largeur.  Une bâche plastique a été déposée dans le fond pour être ensuite recouverte d’une couche de 30 cm de végétaux broyés. Une bâche anti-lumière ferme la boîte. « Nous l’avons par ailleurs équipée de brumisateur pour que son contenu ne se dessèche pas lors des périodes chaudes », explique François Combard. Dans les vignes où va avoir lieu l’essai, il a réalisé au printemps un couvert à l’aide de végétaux frais broyés afin de créer des conditions propices au maintien et au développement des vers de terre. « Ces derniers ont besoin d’humidité pour survivre, enchaîne François Combard. Nous enherbons nos sols depuis de nombreuses années. Nous avons mesuré avec des sondes le taux d’humidité dans les parcelles avec et sans couvert végétal. Il en ressort que ce taux est supérieur dans les parcelles où nous avons mis en place un couvert. » Le futur logis des vers de terre est fin prêt. Il ne reste plus qu’à attendre les premières pluies pour qu’ils y emménagent. 

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé