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Nuisible émergent
Le scarabée japonais repéré dans le vignoble suisse

Ayant traversé la frontière italienne cet été, l'insecte ravageur suscite l'inquiétude, mais aussi des espoirs de lutte biologique, parmi les techniciens helvétiques.
Par Alexandre Abellan Le 19 septembre 2017
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Le scarabée japonais repéré dans le vignoble suisse
Découvert pour la première fois aux États-Unis il y a 100 ans, Popillia japonica s’est répandu dans le monde sans les prédateurs naturels qui le rendent bénins au Japon. - crédit photo : Agroscope
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rganisme de quarantaine, à traitement obligatoire, le hanneton ou scarabée japonais (Popillia japonica) a été identifié pour la première fois en Suisse, dans le canton du Tessin, ce mois de juin. Des insectes ont été capturés par des pièges positionnés à la frontière italienne, la Lombardie voisine étant touchée depuis 2014 (en même temps que le Piémont). Si le scarabée japonais n’est pas présent en France, cette dissémination européenne confirme l’appel à vigilance passée par les autorités sanitaires au Bulletin de Santé du Végétal.

Insecte polyphage, Popillia japonica se nourrit de 300 plantes, dont la vigne, mais aussi des fraises, du maïs, des tomates… Ces scarabées « mangent non seulement les feuilles des plantes, mais aussi les fleurs et les fruits, causant ainsi des dégâts supplémentaires » soulignent les experts suisses d’Agroscope.

Solution élégante et biologique

Si les techniciens helvétiques tirent l’alarme avec l’arrivée de ce ravageur, ils esquissent déjà des solutions prometteuses. Dès cet été, les chercheurs d’Agroscope ont testé l’utilisation de champignons insectopathogènes sur les scarabées japonais. Contenant déjà des populations de hannetons (commun, horticole et de la Saint-Jean), des souches de champignons suisses ont permis d’infecter et de tuer en laboratoire des populations de Popillia japonica.

Mais les « résultats obtenus en laboratoire doivent d’abord être confirmés sur le terrain et il faut trouver comment amener le champignon nuisible au ravageur sur la parcelle » tempère un communiqué d’Agroscope. Les tests au champ auront lieu en 2018 en Suisse, mais également en Italie.
 


« Après un peu plus d’une semaine, du mycélium se développait déjà sur le cadavre des scarabées et formait des spores » précise un communiqué d’Agroscope.

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