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La mixité du cépage chenin s'écrit en premier cru

L'ODG de l'Anjou a entamé une procédure pour la création d'une catégorie « premiers crus », de façon à valoriser les grands chenins.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 13 septembre 2017
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La mixité du cépage chenin s'écrit en premier cru
Patrick Baudouin, président des Anjou blancs : ' Notre volonté est de réintroduire une nouvelle mixité d’expression du chenin dans nos terroirs.' - crédit photo : Marion Bazireau
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« Notre volonté est de réintroduire une nouvelle mixité d’expressions du chenin dans nos terroirs. Le chenin a tantôt été plutôt utilisé pour faire des liquoreux, tantôt des blancs secs selon les caractéristiques des millésimes et les attentes du marché. Aujourd’hui, s’il existe un potentiel pour les liquoreux, les blancs secs doivent trouver et démontrer leur potentiel, notamment pour atteindre l’excellence dans l’expression des terroirs » indique Patrick Baudouin, président du Syndicat des Anjou blancs. La démarche est engagée par une soixantaine de producteurs soit l’équivalent de 100 hectares de vignes.  Elle a débuté en 2013. Il s'agit de désigner des lieux-dits (à la manière du travail mené en Muscadet ou ailleurs en France) dont le nom apparaîtra sur l’étiquette assortie de la mention « premier cru ».

Une recherche d’excellence

Pour l’instant, le nombre de lieux-dits est inconnu car il dépendra du nombre de projets portés par les vignerons et validés par l’INAO. La démarche vise, de manière assumée, à produire des vins de très grande qualité. Pour se faire, les vignerons ont décidé d’un cahier des charges spécifique qu’ils ont voté en assemblée générale. Il impose la vinification en mono-cépage chenin, la réalisation d’une déclaration parcellaire, des vendanges manuelles, le respect de la maturation optimale (et le bannissement de l’enrichissement), des temps d’élevage allongés…

Cette démarche de segmentation est destinée à mettre en valeur l’ensemble des vins blancs secs de l’Anjou. Elle associe à la fois des structures de production mais également des négoces, notamment le Château de Fesles, propriété des Grands Chais de France (via la Maison Lacheteau). Des domaines conventionnels mais aussi biologiques sont impliqués dans la démarche.

Ce travail fait écho à toute la réflexion menée au début des années 2000 concernant la hiérarchisation des AOC, comme l’explique Patrick Baudouin : « c’est la réalisation de ce que l’on avait voulu créer avec René Renou. Cette segmentation répond tout simplement à un besoin ! »

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