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Vallée du Rhône

Interprofession et négociants parties civiles contre Raphaël Michel

Mercredi 30 août 2017 par Alexandre Abellan

PDG de l’entreprise depuis son rachat en 2002, Guillaume Ryckwaert ne souhaite pas commenter le dossier et renvoie inévitablement vers son avocat parisien.PDG de l’entreprise depuis son rachat en 2002, Guillaume Ryckwaert ne souhaite pas commenter le dossier et renvoie inévitablement vers son avocat parisien. - crédit photo : Raphaël Michel
Rejoignant la fédération des vignerons, l’ensemble de la filière rhodanienne a désormais accès au dossier d’enquête pour fraude à l’AOC du vracqueur.

Après le Syndicat Général des Vignerons de Côtes-du-Rhône, l’Union des Maisons de Vins du Rhône (UMVR) et l’Interprofession des vins AOC de la vallée du Rhône (Inter-Rhône) se sont portées parties civiles cet été dans l’affaire du négociant Raphaël Michel. Le vracqueur est actuellement soupçonné d’avoir commercialisé frauduleusement 300 000 hectolitres de vins d’appellation rhodanienne.

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Confirmant s’être constitués parties civiles, les porte-parole d’Inter-Rhône et de l’UMVR ne souhaitent pas davantage commenter. Tout juste précisent-ils qu’il s’agit d’avoir accès aux pièces du dossier d’instruction, de nombreux chiffres circulant dans le vignoble sur l’ampleur de l’affaire. Membre de l’UMVR en tant que vracqueur, Raphaël Michel bénéficie toujours de la présomption d’innocence, souligne-t-on à la fédération des négociants rhodaniens.
 

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GoodRedWine Le 12 septembre 2017 à 10:22:12
J'aurais tant préféré que nos services de controles s'acharnent sur les vins importés plutot que sur un entrepreneur Français qui se démène pour faire tourner l'économie vinicole !
albert Le 30 août 2017 à 15:21:39
Il serait éclairant que les médias spécialisés sur ce secteur d'activité prennent l'attache des services de la DGDDI pour poser quelques questions. En effet, si l'ampleur de ce qu'on qualifie de "fraudes" dans la presse était avérée, comment se pourrait-il que des services en charge du contrôle annuel de cet opérateur (cohérence et sincérité de la compta-matières / par site et consolidée, contrôle des stocks physiques ..) n'aient RIEN VU ? ... J'ai lu que la suspicion de fraude porterait sur 300.000 hl : si le "contrôle" devait avoir été réellement défaillant .. > 1/ à ce niveau de volumes, est-ce acceptable en terme de "compétence" et de responsabilité de notre Administration ? .. ou alors 2/ est-ce que l'on ne serait pas en droit d'imaginer un scénario de "défaillance assumée" voire répréhensible (je reste bien sûr prudent sur cette hypothèse mais quand même, comment croire à une fraude sans quelque complaisance (!) tellement c'est "énorme" !).
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