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Bordeaux vrac
Une fin de campagne marquée par la hausse des prix

Le tonneau de Bordeaux rouge vrac atteint les 1400 euros en moyenne en juillet. Une envolée des prix qui est davantage liée aux besoins d'approvisionnement que des perspectives d'une vendange en net retrait.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 24 août 2017
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Une fin de campagne marquée par la hausse des prix
Le vin en vrac de Bordeaux rouge a connu une fin de campagne placé sous le signe de la fermeté des prix. - crédit photo : Pixabay
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« En juillet 2017, les volumes des contrats d'achat sont en hausse de 46 % en Gironde par rapport à juillet 2016. Le prix moyen du vrac 2016 est valorisé en Bordeaux rouge à 1 406 €, cours jamais atteint ces dix dernières années. Le cours du blanc sec s'établit à 1 138 € » indique Agreste Aquitaine dans sa dernière note de conjoncture. Cette hausse serait-elle le fait d’achat de couvertures face au gel ? Face à cette tendance à la fermeté des courts (la moyenne annuelle du Bordeaux rouge vrac 16/17 est de 1 274 euros/tonneau), Xavier Coumeau, président du syndicat des courtiers de Bordeaux garde la tête froide et tempère. « Ces achats concernent, dans certains cas, des stratégies de couverture face à la récolte qui s’annonce faible mais dans 75 % des cas, il s’agit d’achats de couverture destinés à honorer des marchés déjà engagés au cours de la campagne 16/17 ».

Zen comme un négociant

Depuis le gel d’avril, Bordeaux n’a pas connu d’emballement du marché, un phénomène qui avait pu être observé en 1991. « Après l'épisode gélif, il y a eu un mois à un mois et demi d’attentisme » confirme Xavier Coumeau. Et selon lui, la zen attitude de la place de Bordeaux se poursuit à la veille de vendanges qui s’apprêtent à démarrer ce 23 août en Crémant et en fin de semaine pour les blancs. « Le négoce attend de voir qu’elle sera exactement le niveau de récolte, et comment la hausse des rendements autorisés de manière exceptionnelle sur le millésime 2016 permettra de corriger les volumes. Pour l’instant, on estime que cette décision pourrait permettre d’apporter entre 50 000 et 100 000 hl supplémentaires » ajoutes Xavier Coumeau. Celui-ci relève que l’attentisme est aussi présent du côté de la production. « Il y a peu de vendeurs. Les producteurs préfèrent attendre que la vendange soit terminée ».

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