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Phytos et voisinage
La Bourgogne s'engage à travers une charte régionale

C'est ce mardi 4 juillet 2017 qu'a été signé "officiellement" le nouveau plan régional de la filière bourguignonne, qui vise à améliorer le dialogue et les pratiques phytosanitaires dans le vignoble.
Par Juliette Cassagnes Le 05 juillet 2017
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La Bourgogne s'engage à travers une charte régionale
De gauche à droite: Claude Chevalier, président délégué du BIVB, Louis Fabrice Latour, président du BIVB, la Préfète de région, Frédéric Drouhin (Fneb), Alain Suguenot, maire de Beaune, Jean-Hugues Goisot (CAVB), Frédéric Barnier (BIVB), B. Krempp (Bio Bourgogne) et M Martin (Ch Agriculture Bourgogne) - crédit photo : J.Cassagnes
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Les responsables de la filière viticole, élus et pouvoirs publics, ont signé ce mardi 4 juillet 2017, à Beaune, à l'occasion de l'Assemblée générale du BIVB, la nouvelle Charte régionale sur les pratiques phytosanitaires. L'objectif : engager le vignoble vers une amélioration des pratiques phytosanitaires et à un meilleur dialogue avec les populations locales et les municipalités.

Elle a été élaborée par une Commission mixte CAVB/BIVB, après plusieurs mois de réflexion et de réunions, entre les viticulteurs, les techniciens, suivies de concertations avec les présidents d'ODG, qui l'ont finalement tous validée.

Un équilibre difficile à trouver

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Parmi les mesures retenues, certaines semblent être des mesures simples, de bon sens, voire parfois déjà obligatoires, d'autres, en revanche, vont plus loin, telles que l'interdiction du désherbage chimique en plein, le recours uniquement à des fongicides non classés CMR (cancérigène-mutagène-reprotoxique), ou encore à des appareils face par face, pour les traitements dans les vignes situées à moins de 20 mètres de zones sensibles ou d'habitations, à partir de 2020… « Certains estiment qu'elle ne va pas assez loin et les autres auront l'impression du contraire ; nous avons essayé d'être sur la frontière entre les deux, équilibre difficile à trouver,  précise Jean-Hugues Goisot, président de la commission technique à la CAVB, en charge du dossier. Mais elle est aussi vouée à évoluer, à s'enrichir au fil du temps ».

Une mobilisation générale nécessaire pour sa mise en oeuvre

Les actions les plus coûteuses ou les plus techniquement compliquées seront mises en place progressivement, sur plusieurs années, pour laisser le temps aux exploitations de s'adapter. Mais leur mise en œuvre se fera uniquement sur la base du volontariat, sans caractère obligatoire. Un volet formations-accompagnement est prévu dans le plan pour aider les viticulteurs. Les responsables misent sur l'effet de « l'exemple » : « Il faut simplement créer une dynamique positive dans laquelle on essaiera d'embarquer l'ensemble des acteurs et de la filière », a expliqué Frédéric Barnier, vice-président de la commission technique du BIVB.

Les responsables professionnels comptent aussi sur les ODG pour les aider dans cette grande tâche, à savoir changer les habitudes de l'ensemble des viticulteurs du territoire bourguignon. Un Comité de pilotage va d'ailleurs être constitué rapidement pour mettre en route le plan d'actions et une enveloppe de 100 000 euros a été débloquée pour 2017-2018 par le BIVB.

Cette charte a dû être mise en œuvre rapidement pour répondre à la pression montante de la part de la société civile et de la Draaf, en 2016, l'idée étant alors de « prendre les devants » avant qu'un arrêté réglementaire plus restrictif ne s'impose.

 

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