LE FIL

Cahors

La famille Rigal vend ses propriétés au duo Fabre Montmayou

Mardi 04 juillet 2017 par Alexandre Abellan

Ayant accueilli fin 2007 une délégation de vignerons de Cahors à Lujan de Cuyo, Hervé Fabre Joyaux (au cente) a visité le vignoble, et redécouvert les vins, de Cahors après le salon Vinexpo 2015, suite à l’invitation de l’UIVC (avec sa femme Diane, à gauche).
Ayant accueilli fin 2007 une délégation de vignerons de Cahors à Lujan de Cuyo, Hervé Fabre Joyaux (au cente) a visité le vignoble, et redécouvert les vins, de Cahors après le salon Vinexpo 2015, suite à l’invitation de l’UIVC (avec sa femme Diane, à gauche). - crédit photo : Terroir Manager
Pionniers du malbec haut de gamme en Argentine, le duo d’investisseurs détient désormais le deuxième outil viticole de l’AOC du Lot. Et se projette sur une activité de négoce, pour se développer à l'export.

Après avoir cédé son activité de négoce au groupe AdVini en 2003, la famille Rigal se sépare désormais de ses trois propriétés : le château Saint Didier Parnac (vallée de Cahors, selon le projet actuel de cru), le Prieuré de Cénac (en coteaux) et le château de Grézels (troisièmes éboulis). Représentant 115 hectares pour 350 000 cols, ces domaines ont été rachetés ce 30 juin par le négociant bordelais Hervé Joyaux Fabre et son associé lotois Pierre Montmayou. Ayant tout deux fondé la bodega Fabre Montmayou en 1993 à Mendoza (300 ha), ces pionniers du malbec haut de gamme misent désormais sur terroirs de Cahors. Et prennent la tête du deuxième outil de production de l'AOC Cahors, tout en lançant une maison de négoce, Latis, pour pouvoir soutenir leur activité à l’export.

"Cahors doit être travaillé comme de la dentelle à l’export"

« Argentine et Cahors ne sont pas des vignobles comparables. Le premier produit plus de volume, ce qui est un avantage à l’export. Le second compense sa petite taille par sa variété de terroirs » estime Hervé Joyaux Fabre. Ne cachant pas sa surprise face à la qualité et la diversité des vins de Cahors, l’œnologue bordelais souhaite les aider à monter en gamme. Pour l’instant, il table sur les mêmes prix de vente moyens entre ses vins argentins et cadurciens, soit 10,50 livres/col au Royaume-Uni et 14,90 $/col aux États-Unis (respectivement 12 et 17 €/col).

Mais ses vins d’Argentine et de Cahors ne viseront pas forcément les mêmes réseaux avance Hervé Fabre Joyaux. Déjà impliqué sur le millésime 2016 dans le Lot, il mettra en vente ses premières cuvées cette fin 2017. Et va développer le négoce pour sécuriser son approvisionnement, la récolte 2017 s’annonçant réduite après le gel du printemps. « Il n’y a pas de paradis sur terre. Quand ce n’est pas un problème de gel comme en France, c’est l’inflation qui rend l’Argentine moins compétitive » constate l’œnologue bordelais avec philosophie.

Cahors Malbec Invest

Cet important investissement s’inscrit dans la stratégie d’attractivité de l’Union Interprofessionnelle des Vins de Cahors précise Jérémy Arnaud, l’ancien directeur marketing de l’interprofession, désormais consultant Terroir Manager (cliquer ici pour en savoir plus). Lancée en 2013, cette initiative s’est notamment concrétisée avec l’arrivée en 2014 des investisseurs italo-chiliens d’Altos las Hormigas (tissant un partenariat avec trois propriétés cadurciennes).

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