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L'Afrique du Sud s'inquiète de sa faible valorisation

Le vignoble sud-africain voudrait se défaire de son image de vins à prix très compétitifs. Il en va de la rentabilité de son industrie.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 26 avril 2017
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L'Afrique du Sud s'inquiète de sa faible valorisation
Les viticulteurs sud-africains ont en moyenne une marge de deux pourcents sur leurs investissements faire pour produire du vin. - crédit photo : DR
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es marques sud-africaines sont souvent vues comme des bons rapports qualité/prix. « C’est une erreur parce que cela les positionne systématiquement en bas de l’échelle du marché » regrette, Ken Forrester, vigneron à Stellenbosh dans les colonnes de The Straits Times. Ce constat est partagé par une frange de l'industrie sud-africaine. Car, si le pays a doublé sa production en dix ans (atteignant les 9,68 millions d’hl produits en 2015), il semble que toutes les entreprises ne tirent pas bénéfice de cette expansion.

Faible rentabilité

Ainsi, témoigne l’association des vignerons de Cape Town, indique que 900 de ses adhérents ont cessé toute activité sur les dix ans écoulés. Par ailleurs, l’association avance que 40 % de ses 3200 adhérents sont dans une situation économique compliquée et présentent un bilan déficitaire. « Les viticulteurs sud-africains ont en moyenne une marge de deux pourcents sur leurs investissements faire pour produire du vin. C’est trop bas pour être durable » commente Edo Heyns, chef de la communication de Vinpro, auprès de The Straits Times. Le maintien de la production viticole apparaît plus que nécessaire à l’économie du pays, remarque le journal. L’industrie vinicole est même « vitale » écrit-il. Le secteur emploie 300 000 personnes et contribue à hauteur de 2,77 milliards de dollars au PIB national.

L’industrie vitivinicole voudrait donc à mieux valoriser ses vins. A l’export, Wine of South Africa travaille à refonder l’image des vins. « Nous possédons environ 500 marques de vin mais pas une seule d’entre-elle n’est connue à l’international » regrette l’agence de promotion des vins. A l’intérieur du pays, le challenge est aussi compliqué. « Nous n’avons pas de demande pour les vins sud-africains qui pourraient soutenir une hausse des prix. Le marché intérieur est très petit » remarque Nick Vink, Professeur à l’Université de Stellenbosh. La route vers la valorisation apparaît donc encore longue.

 

 

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