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Témoignage d’acheteur

Prowein : du business, pas de plaisir !

Mardi 21 mars 2017 par Alexandre Abellan

Vétéran du marché californien, David Netzer importe chaque année six containers de vin (soit 8 000 caisses), à majorité français (avec 30 fournisseurs dans l’Hexagone, pour 6 italiens, 3 sud-africains…).
Vétéran du marché californien, David Netzer importe chaque année six containers de vin (soit 8 000 caisses), à majorité français (avec 30 fournisseurs dans l’Hexagone, pour 6 italiens, 3 sud-africains…). - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Figure californienne de l’importation de vins français, David Netzer partage son enthousiasme pour son premier salon Prowein. Entre satisfaction de l’efficacité du modèle, et regret de ne pas pouvoir en dévier.

Les organisateurs de Messe Düsseldorf en seront sûrement ravis, Prowein est à la hauteur de sa réputation : « je ne savais pas pourquoi on le considère comme le meilleur salon professionnel. Maintenant je le sais : c’est le résultat du professionnalisme allemand » confie David Netzer, qui cumule les cartes d’importateur, distributeur et caviste en Californie (The Wine House). « Ce salon est tellement gigantesque… C’est dingue ! » n’en revient pas l’expert des vins français, pour qui cinq jours seraient bien plus pertinents. « Quelques jours supplémentaires me permettraient de découvrir d’autres vins. C’est le business avant tout. Pas de temps pour le plaisir ! »

Encensé, le salon Prowein ne suscite en général qu’une rare critique : sa durée courte, trois jours. Ce sentiment de compaction est partagé par plusieurs acheteurs, débordés par le nombre de stands à visiter, qu’il s’agisse de vins à prospecter ou de partenaires établis. Mais allonger la durée du salon ne séduit pas forcément les exposants, pour qui la dilution est plus à craindre que l’extension de l’activité.

I'll be back

Comme nombre de visiteurs, David Netzer sait à l’avance quels produits, et prix, il cherche pour compléter sa gamme. Pour son premier Prowein, il s’est focalisé avec succès sur les appellations muscadet et chinon*, mais a éprouvé plus de difficultés pour trouver un champagne. « Ce n’est pas évident de trouver le meilleur rapport qualité-prix. Mais ça ne demande que du temps sur un tel salon. Ce serait bien plus difficile si le taux de change était défavorable ! Et que dire des bourgognes… » Avec un euro faible par rapport au dollar, la conjoncture aide en effet les acheteurs américains.

Mais c’est surtout le timing de l’évènement qui motive les acheteurs. Pour avoir le temps de référencer de nouveaux rosés avant l’été, les contrats sont à signer au plus vite. « Je vais passer deux commandes sur le salon. Et j'en prévois une poignée d’autres pour la semaine suivante » confie David Netzer. « Il faut réfléchir vite ! » ajoute-t-il, glissant que pour l’an prochain, il a déjà fait son choix : revenir à Prowein. Le salon a converti un nouveau professionnel, ses organisateurs en seront définitivement ravis.

 

* : Pour optimiser son temps, David Netzer a fait appel aux services de Business France, qui ont permis son interview.

Tags : Prowein USA

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