LE FIL

Du travail pour 2017

Bordeaux face à un nouveau défi

Mardi 14 mars 2017 par Bertrand Collard

Allan Sichel, président du CIVB et Bernard Farges, vice-président, lors de la conférence de presse du 14 mars
Allan Sichel, président du CIVB et Bernard Farges, vice-président, lors de la conférence de presse du 14 mars - crédit photo : B. Collard
Bordeaux se retrouve avec un millésime bien plus abondant que ses capacités de commercialisation. Les ventes doivent progresser pour maintenir l’équilibre du marché.

Le millésime 2016 a tout pour plaire à Bordeaux : abondant et excellent. « 2016 est une année extraordinaire, rappelle Allan Sichel lors, président du CIVB, l’interprofession, lors d’une conférence de presse à Paris ce 14 mars. Nous sommes enthousiastes. Les rouges sont magnifiques, les blancs aromatiques et vifs et les rosés d’une belle fraîcheur. »

Côté volume, la récolte est la plus importante de ces dix dernières années, avec 5,8 millions d’hl, soit 9 % de plus qu’en 2015. C’est là que les choses se gâtent. Car la commercialisation est loin d’être au même niveau. Elle suit même le mouvement inverse, marquant le pas.

Des ventes en recul de 3 %

Selon l’interprofession, en 2016, Bordeaux a vendu 4,7 millions d’hl en France et à l’export, un chiffre en recul de 3 % par rapport à 2015. Le vignoble a engrangé 3,65 milliards d’euros, en recul de 3 % également.

C’est en France que les ventes baissent, à commencer par celles en grande distribution qui perdent 3 % en volume. En revanche, les volumes exportés sont stables, à 2 millions d’hl. Bordeaux progresse fortement en Chine et aux Etats-Unis, mais recule dans l’Union européenne.

Pour le président de l’interprofession, les ventes sont toujours « impactées par la très petite récolte 2013 et les récoltes moyennes en volume de 2014 et 2015. »

"+ 9 %, l'objectif à atteindre"

L’interprofession estime qu’elles doivent progresser de 9 % pour maintenir l’équilibre des marchés. « Nous visons 5,3 millions d’hl en 2017. Pour avoir des stocks équilibrés, c’est le volume qu’il faut vendre. Si nous progressons de 8 à 10 % cela donnera confiance à la filière pour maintenir les cours », avance Allan Sichel.

Lorsqu’on oppose au négociant que l’objectif est considérable, il avance un raisonnement montrant l’inverse. « 20 % des occasions de consommation de vin dans le monde sont avec des vins de plus de 5 €. C’est ce marché que nous visions. Nous représentons 2 % de la production mondiale. Il faut donc qu’une fois sur dix les consommateurs de vins de plus de 5 euros pensent à Bordeaux. Nous y travaillons. »

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