LE FIL

Accueilli au Champagne

Emmanuel Macron termine sa visite du SIA au Pavillon des vins

Mercredi 01 mars 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Emmanuel Macron trinque au Champagne. « La viticulture a des défis importants à relever, notamment les produits phytosanitaires'.
Emmanuel Macron trinque au Champagne. « La viticulture a des défis importants à relever, notamment les produits phytosanitaires'. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Le candidat d’En Marche est resté longuement sur le Pavillon des vins, visite qui a clôturé son marathon Porte de Versailles. Il y a rencontré non seulement la filière viticole mais également Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

C’est avec du Champagne, offert sur le Pavillon des vins, qu’Emmanuel Macron a clôturé sa visite au Salon de l’Agriculture. Il s’y est longuement attardé. « Je ne peux pas admettre la concurrence déloyale » a-t-il notamment affirmé. Interpellé par Jean-Marie Barillère, président du CNIV, sur la nécessité de mettre en place des accords de libre-échange, notamment en Asie, le candidat d’En Marche s’est ainsi montré attentif aux préoccupations de la filière sur l’exportation. Il a également questionné Jérôme Despey et Jean-Marie Barillère sur les délais de paiement, problématique qui lui avait été présentée l’an dernier lors de son passage au Salon de l’Agriculture. Jean-Marie Barillère lui a alors rappelé que le problème perdurait.

Un défi : les phytos

Le candidat a également pris la parole sur la question environnementale. « La viticulture a des défis importants à relever, notamment les produits phytosanitaires. Elle doit y répondre par l’innovation au vignoble » a estimé Emmanuel Macron, tout en expliquant qu’il ne faut pas tomber dans « le piège du modèle bio comme modèle unique ». Il a alors rappelé sa proposition de mettre sur la table 5 milliards d’euros pour financer des appels à projet assurant la transition environnementale et la modernisation de l’agriculture.

Sans même que Jérôme Despey introduise la question, Emmanuel Macron a enfin lancé : « mais le sujet ici, c’est de garder la spécificité de l’OCM vitivinicole ». De quoi dérouler le tapis rouge pour développer le discours syndical sur l’importance de cette politique spécifique viticole et de la volonté de la filière de continuer à financer l’investissement.

Après avoir levé sa flûte et trinqué avec la filière, le candidat d’En Marche a échangé avec Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA, venue sur le Pavillon des vins pour le rencontrer. Le candidat avait tellement de retard sur son planning de visite qu’il avait invité l’agricultrice, qui assure l’intérim de présidence du syndicat majoritaire, à venir l’y rencontrer. Christiane Lambert a notamment évoqué la question du coût de la main d’œuvre en agriculture. Dénonçant un dumping social, elle a expliqué comment les coûts salariaux sont une distorsion de concurrence au sein de l’Union européenne. « C’est pourquoi nous soutenons une TVA sociale » a-t-elle ajouté. « La TVA sociale, c’est le CICE » a rétorqué Emmanuel Macron. Mais, convenant que le crédit d’impôt n’avait pas touché les TPE, il a évoqué l’idée d’une exemption de TVA pour les entreprises agricoles.

Grenelle de l’alimentation

Emmanuel Macron a enfin annoncé vouloir organiser « un grenelle de l’alimentation », parce que, selon lui, les enjeux ne sont pas uniquement du côté de la production mais également de celui des consommateurs. « Il y a un travail d’éducation des consommateurs à réaliser » estime celui qui a, involontairement, réussi à réunir le syndicalisme viticole et agricole sous un même pavillon, un peu à l’image de son mouvement qui modifie les lignes historiques de partage politique.

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