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Aides communautaires

Jérôme Despey dénonce fermement les retards

Lundi 27 février 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Jérôme Despey, président du Conseil spécialisé vin de FranceAgriMer demande que soient déployé au sein de FranceAgriMer des moyens supplémentaires pérennes pour la gestion de l'OCM vitivinocle.Jérôme Despey, président du Conseil spécialisé vin de FranceAgriMer demande que soient déployé au sein de FranceAgriMer des moyens supplémentaires pérennes pour la gestion de l'OCM vitivinocle. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Le président du Comité vin de FranceAgriMer frappe un grand coup sur la table : les retards de paiement ne peuvent plus durer.

« Les viticulteurs ne supportent plus les retards et le carcan administratif liés à la gestion des paiements des aides viticoles » s’insurge Jérôme Despey sur le Pavillon des vins. Pour rappel : les paiements à la restructuration accusent trois mois de retard et les contrôles de terrain 2016 ne sont pas terminés. Ce n’est pas tout. « Cette année, il y a eu moins de dépôt de dossiers investissement à cause du cadre administratif lié aux critères environnementaux. Et la mesure d’aide à la promotion est engluée dans un problème gestion » regrette Jérôme Despey. Par ailleurs, les difficultés informatiques liées au passage à la téléprocédure ont ralenti le traitement de certains dossiers.

Alors qu’il sent « la colère monter sur le terrain » et que des mouvements en ce sens ont déjà eu lieu depuis le début de l’année, Jérôme Despey réclame des moyens humains supplémentaires. FranceAgriMer a redéployé ses forces humaines en ce sens mais, pour Jérôme Despey, « il s’agit d’une mesure temporaire qui ne donne pas de visibilité à six mois ». En clair : il souhaite des moyens humains pérennes. Le président compte bien faire part de sa demande à Stéphane Le Foll : "il faut que l'établissement prenne ses responsabilités. Nous avons dénoncé tout ce qui s'est passé dans la gestion de la PAC, on prend le même chemin avec l'OCM vitivinicole".

Mollesse de l’Etat

Et de se demander si l’Etat ne cherche pas à mettre des bâtons dans les roues de l’OCM vitivinicole. Gérer un paiement unique à l’hectare est en effet beaucoup plus simple et moins onéreux que de jongler avec les mesures d’accompagnement de l’investissement. « Est-ce que tout est fait au sein de FranceAgriMer pour arriver aux droits à paiement de base ? » s’interroge celui qui, avec Jean-Marie Barillère, président du CNIV, accueille, sur le Pavillon des vins du Salon de l’Agriculture, les politiques en défendant la politique européenne du vin, sa spécificité et ses aides à l’investissement.

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FRANCK Le 01 mars 2017 à 11:45:59
Nous avons affaire à une bande de fainéants chez franceagrimer, venir contrôler des plantations pour les primes de restructurations en pleine vendange est-ce normal, sans parler du temps passer au téléphone pour avoir un renseignement, j' ai téléphoné pendant les vacances de février en 2016 tous les agents étaient en vacances en même temps pas de réponse donc. Le zèle de nos agents, sur les risques éventuels de contrôle éventuel de l'Europe, est scandaleux. De ce fait quand nos amis Espagnols et Italiens consomment l'ensemble de leur enveloppe nous n' en consommons au maximum 80%. Je trouve anormal que les primes PAC, restructuration et investissement viennent gonfler les caisses de la MSA. En effet si l'agriculteur fait un résultat comptable positif. Il cotise a hauteur de 42 % sur les primes encaissées. Nous pouvons ajouter les retards de paiements. Pour toutes ces raisons une réorganisation de nos services est nécessaire. Rien ne sert d' augmenter le nombre de fonctionnaires chez France agrimer il suffit de les mettre au travail. Quelques exemples: combien de temps chacun d' entre eu passe t'ils a la machine a café, sont ils obligés de passer au bureau avant de ce rendre sur une exploitation, pourquoi les contrôles ne sont ils pas regroupés par secteur etc... En règle général notre fonction public est investie par des ecolos qui ne pensent plus a leur mission de service public mais à exprimer leur conviction personnel rien ne sert de gonfler les rangs. Le mieux serait de verser toutes ses aides à la MSA et de diminuer de 50% les prélèvements sociaux.
louis julian Le 28 février 2017 à 22:39:02
les paiements de base à l'ha sont la solution la plus juste : combien de viticulteurs ne touchent aucune aide à l'investissement parce que leur projet est modeste ? Et pour ceux qui travaillent bien , n'arrachent pas leurs vignes tout les 20 ans ,mais complantent pour préserver la productivité tout en profitant du plus qualitatif d'un vignoble dans la force de l'âge , n'y a-t'il pas injustice à n'avoir aucune aide ?
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