LE FIL

François Hollande au Sia

« Il faut des vins pour tous les repas »

Samedi 25 février 2017 par Bertrand Collard

Jérôme Despey (premier plan), François Hollande et Jean-Marie Barillère sur le pavillon des vins
Jérôme Despey (premier plan), François Hollande et Jean-Marie Barillère sur le pavillon des vins - crédit photo : R. Cailleau IFV
Le président de la République a fait une visite éclair sur le pavillon des vins au salon de l'agriculture. Le temps pour les représentants de la filière de le remercier pour son action et de roder le discours qu'ils tiendront aux candidats à sa succession

A peine 10 minutes, entre 15h35 et 15h45 ce 25 février. C'est le temps qu'a passé François Hollande sur le pavillon des vins au salon de l'agriculture à Paris (Sia). Le temps pour les représentants de la filière de le remercier pour son action passée et de roder le discours qu'ils tiendront à tous les candidats à l'élection présidentielle qui passeront au salon.

"Nous avons besoin d'exporter"

Jean-Marie Barillère est allé droit au but. « Notre secteur va bien, mais il existe des régions qui souffrent, a expliqué le président du Cniv après avoir souhaité la bienvenue au président de la République. Et nous sommes vigilants vis-à-vis de ce qui se passe en Angleterre et aux Etats-Unis ». Une référence au Brexit et au protectionnisme de Donald Trump. « En Chine, nous progressons. Nous avons besoin d'exporter. »

« Vous avez raison, avec les Etats-Unis il faut faire attention », a répondu sobrement François Hollande.

Puis Jerôme Despey le remercie pour avoir permis « le maintient d'une régulation de la production dans la viticulture ». Et il ajoute : « nous avons besoin de garder une OCM spécifique car elle nous permet d'améliorer notre compétitivité ».

Déjà, il est temps d'aller déguster. Au programme : un muscadet sèvre et maine sur lies du domaine Poiron-Babin, un bordeaux rouge Les archers de Labatut et un beaune premier cru des Hospices de Beaune.

Trois vins, trois messages

Servant le muscadet, le sommelier Etienne Laporte explique au président de la République que « le marché britannique est très important pour cette appellation ». François Hollande écoute attentivement. Puis on lui sert le bordeaux. « C'est un merlot, très velouté, très agréable » souligne Etienne Laporte. « Et à un prix acceptable, ajoute François Hollande. Il faut des vins pour tous les repas. »

« Au Japon, le Chili est passé devant la France depuis qu'il a signé un accord abaissant les droits de douane, intervient Jean-Marie Barillère. Il ne faudrait pas que la même chose arrive avec la Chine. Nous avons besoin d'un accord de libre-échange avec la Chine. »

"Je serai là l'an prochain"

Tandis que François Hollande goûte le beaune 1er cru, Jean-Marie Barillère l'invite très chaleureusement à revenir l'an prochain. « Je serai là », promet François Hollande.

Avant de continuer son chemin, répond à une question Vitisphere sur les vins qu'il venait de goûter. « Le muscadet, c'est un vin qui convainc les Britanniques. Le bordeaux, c'est un vin pour tous les marchés export et l'Hospice de beaune, c'est de l'excellence. » C'est terminé. Emporté par son équipe François Hollande poursuit sa visite.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé