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Enquête

Peu à peu les entreprises de CHR disparaissent

Vendredi 20 janvier 2017 par AFP

Lorsqu'on ramène ce nombre d'établissements à la population, le ratio pour les cafés et hôtels a largement diminué (respectivement -4% et -7%). De même les cafés ont vu leurs effectifs diminuer (-5% sur 2010-2014).
Lorsqu'on ramène ce nombre d'établissements à la population, le ratio pour les cafés et hôtels a largement diminué (respectivement -4% et -7%). De même les cafés ont vu leurs effectifs diminuer (-5% sur 2010-2014). - crédit photo : Pixabay
Le nombre de défaillances d'entreprises dans le secteur des cafés, hôtels et restaurants en France a augmenté de 25% entre 2009 et 2015, les cafés étant les plus touchés avec une baisse de chiffre d'affaires de 10%, selon un baromètre France Boissons/Crédoc.

«La baisse du pouvoir d'achat des Français depuis 2009 a profondément et durablement impacté l'activité de la filière cafés hôtels et restaurants (CHR), en particulier celle des cafés avec une baisse du chiffre d'affaires de 10% et des effectifs de 5%», souligne ce baromètre France Boissons, filiale de distribution de Heineken France/Crédoc.
Al'échelle nationale, pour les cafés, la densité d'établissements a diminué dans 10 régions sur 13 sur la période 2009-2015.
Pour réaliser ce baromètre, le Crédoc s'est appuyé sur des données Insee nationales, régionales et départementales sur la filière CHR.
Pour l'ensemble du secteur, «le nombre de défaillances d'entreprises (redressements et liquidations) a fortement progressé, passant de 6.655 en 2009 à 8.300 en 2015, soit une hausse de 25%, avec une forte accélération depuis fin 2012», note ce baromètre.

Disparités régionales
«Lorsqu'on ramène ce nombre d'établissements à la population, le ratio pour les cafés et hôtels a largement diminué (respectivement -4% et -7%). De même les cafés ont vu leurs effectifs diminuer (-5% sur 2010-2014). Par ailleurs, l'indicateur mesurant la création de richesses (la valeur ajoutée) chute de 9% pour le CHR, soit une perte de 2,3 milliards d'euros sur la période 2010-2014», poursuit-il.
Les régions n'ont pas été touchées de la même façon par la crise. Entre 2008 et 2013, les régions qui ont connu les plus grandes baisses de PIB par habitant (Bourgogne-Franche-Comté -1,9% ; Grand Est -0,4%) ou la plus faible croissance (Hauts de France +1,3%) sont également celles dans lesquelles la densité de cafés a stagné ou diminué - avec un décalage dans le temps - sur 2009-2015 (Bourgogne-Franche-Comté: 0% ; Grand Est: -4%; Hauts de France: -12% ).
A l'inverse, l'Île-de-France (35.000 établissements en 2015) est la région de tous les records. En France, un établissement sur cinq est francilien. La dynamique entrepreneuriale y est l'une des plus prononcées: on dénombre 10% d'établissements supplémentaires en six ans, tandis que dans le même temps, la population francilienne n'a progressé que de 3,5%. En 2015, on dénombrait ainsi 289 établissements pour 100.000 habitants, soit 7% de plus qu'en 2009.
Enfin, l'Île-de-France reste le poumon de l'emploi: près d'un tiers de l'emploi de l'ensemble de la filière hébergement-restauration est désormais francilien.
 

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