LE FIL

Premiers crus Barclay

Pierre Perret met en musique ses souvenirs de dégustation

Dimanche 25 décembre 2016 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 26/12/2016 10:51:33

De mémoire, sa première expérience du vin remonte à l’âge de trois ans. A l’occasion du baptême de son petit frère, il a trempé ses lèvres dans des fonds de coupes de vin mousseux : « le champagne des pauvres ».
De mémoire, sa première expérience du vin remonte à l’âge de trois ans. A l’occasion du baptême de son petit frère, il a trempé ses lèvres dans des fonds de coupes de vin mousseux : « le champagne des pauvres ». - crédit photo : Editions du Cherche Midi
L’interprète-compositeur de Lily et du Zizi dévoile ses amours bacchiques dans un livre. Peut-être l'avez-vous trouvé au pied du sapin ?

En 1957, le jeune Pierre Perret est repéré dans un cabaret parisien, où il présente pour la première fois ses chansons, par l’imprésario Emile Hebey (qui suivait Gilbert Bécaus, Gloria Lasso et Charles Trénet). Dans la foulée, il est invité à rencontrer le mythique producteur Eddie Barclay, qui lui fait signer son premier contrat. Et déguster ses premiers grands crus classés à 23 ans. Comme l'évoque le chanteur dans son récent livre Ma Vie en vin. Evoquant sa « première escalade oenologique » avec gourmandise, Pierre Perret se rappelle avoir dégusté « après le Bollinger brut avec lequel nous trinquâmes au contrat, c’est un somptueux château d’Yquem qui suivit pour noblement escorter le foie gras ! C’est enfin un sublime Ducru-Beaucaillou qui couronna cet étonnant et somptueux déjeuner. »

Cette dégustation lance son parcours d’amateur de vins, notamment de Bordeaux (il ne jure ainsi que par le château Recougne, AOC Bordeaux Supérieur). Il constitue sa cave dès 1964, avec ses premiers succès (le Tord-boyaux, les Jolies colonies de vacances, Tonton Cristobal, le Zizi, Lily, mon P’tit loup…) et accumule les anecdotes de belles étiquettes, qui nourrissent son livre. Comme le souvenir d’un Lino Ventura qui adorait le Petrus, et ne crachait pas sur Yquem.

"Aquel pitchou bi, es pla coumo cal"

Mais son plus précieux souvenir reste sa première dégustation de vins avec un métayer, monsieur Bedouch, qui approvisionnait en vin le père de Pierre Perret (bistrotier à Castelsarrasin). Enfant, « c’est là que j’ai trempé pour la première fois ma langue dans un verre. On m’a dit tu goûtes et tu craches et puis tu en parles. Tu dis comment tu trouves ça. J’ai goûté la première fois, j’ai fait une grimace et j’ai dit : ça pique ! Et là on m’a expliqué qu’il y avait des tas de vocable beaucoup plus aimble pour en parler » comme il se le rappelait ce 5 décembre, lors d’une conférence dans la librairie Mollat (à Bordeaux, cliquer ici pour en écouter l'enregistrement).

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