LE FIL

Résultat 2016

InVivo voit son chiffre d'affaires augmenter de 13 %

Mardi 13 décembre 2016 par AFP

Thierry Blandinière, directeur général d'InVivo.
Thierry Blandinière, directeur général d'InVivo. - crédit photo : DR
Le premier groupe agricole coopératif français InVivo a annoncé mardi un net recul (-32%) de son bénéfice net au cours de son exercice décalé 2015/2016, parallèlement à une hausse sensible de son chiffre d'affaires (+13%).

Le résultat net d'InVivo s'établit à 55 millions d'euros au terme de l'exercice clos le 30 juin 2016, en baisse de 26 millions d'euros par rapport à l'an dernier. La direction explique ce recul par l'importance des éléments exceptionnels sur l'exercice 2014/2015.
Ces données ne prennent pas en compte «la crise des moissons» de l'été dernier : «c'est lors de l'exercice suivant qu'on aura l'impact de la crise», a indiqué le directeur général Thierry Blandinières, lors d'un point presse au siège du groupe à Paris.
Pour expliquer le recul du bénéfice, il a rappelé avoir procédé en 2015 à une «ouverture de capital» de sa filiale Neovia (ex- InVivo NSA), spécialisée dans la nutrition santé animale, qui a «généré 60 millions d'euros de plus-value». Lors de cet exercice, le résultat net avait d'ailleurs été multiplié par 5 dans un contexte de chute des cours.
L'Ebitda, ou excédent brut d'exploitation - indicateur considéré comme le plus significatif par InVivo, a augmenté de plus de 8% à 116,2 millions d'euros, après versement de 97 millions de «ristournes» (inchangé) à ses coopératives adhérentes.
Le résultat d'exploitation est de 74 millions d'euros en progression de 11%.

 

Fait marquant, l'internationalisation prend de l'ampleur


Fait marquant de cet exercice, le chiffre d'affaires, qui s'établit à 6,4 milliards d'euros contre 5,7 milliards l'an dernier, est pour la première fois majoritairement constitué par l'international, à 51%.
Ce basculement, qui constitue une première, traduit la stratégie d'internationalisation du groupe, qui a ainsi ouvert un bureau de «trading» cet été à Sao Paulo: «71% de nos 9.200 collaborateurs travaillent à l'international», a souligné lors de ce point presse, Maha Fournier, directrice administrative et financière.
Le groupe avait annoncé fin janvier avoir levé 800 millions d'euros via un crédit syndiqué et un emprunt obligataire, pour financer son plan stratégique qui vise à doubler de taille en dix ans.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé