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Identité plurielle
Trois profils de Bordeaux rosés

Caractérisant les rosés girondins, l'IFV a identifié trois « idéotypes » représentatifs au terme d'un projet de trois ans.
Par Alexandre Abellan Le 01 décembre 2016
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Trois profils de Bordeaux rosés
Alors que le marché des rosés est porteur, « Bordeaux a encore d’importantes marges de progression pour se convertir aux rosés (y consacrant 4 % de son vignoble en 2015) » rapporte Florian Reyne, délégué général au syndicat des Bordeaux. - crédit photo : Planète Bordeaux
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aptisé « profil vin rosé », le programme de caractérisation des vins rosés sur six bassins* par l’Institut Français de la Vigne et du Vin touche à sa fin. Ce 30 novembre, à l’occasion d’une conférence lors du salon Vinitech, l’IFV a présenté une première extraction de ses résultats pour les seuls rosés de Bordeaux. Méthodologiquement, l’étude croise les débats de focus group de professionnels définissant par la discussion le concept de rosés dans leur région (sans la moindre discussion) et les résultats de dégustation d’un jury spécialisé (Institut du Rosé). Ce qui permet de brosser le portrait-robot sensoriel des trois familles de Bordeaux rosés.

Trois profils représentatifs

Au final, trois idéotypes « exemplaires » apparaissent détaille l’oenologue Nathalie Poulzagues (Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence). Le premier groupe est constitué de rosés plus acides, plus amers, plus fruits mûrs et cassis, mais peu agrumes/fruits exotiques. La deuxième famille tend vers de fortes intensité aromatiques, peu d’amertume, un léger boisé et des notes végétales fraîches (au sens positif : arômes de buis…). Le troisième groupe est également intense aromatiquement, avec des notes de fleurs, de fruits exotiques et d’agrumes, mais moins d’amertume, une tendance à l’acidité et une impression de sucrosité.

S'achevant en 2017, « ces travaux nous donnent une meilleure connaissance des profils. Et un outil pour définir la pertinence des vins selon les marchés » estime l’ingénieure Laure Cayla (IFV). A noter qu’« il n’y a aucune relation entre la couleur des vins et les caractéristiques organoleptiques. Sauf quand il y a un accident de parcours (type oxydation) » conclut la technicienne.

 

* : Ont été étudiés les rosés secs de Loire, ceux de Bordeaux, de Fronton, du Languedoc-Roussillon. Ainsi que les rosés de garde de Provence et les vins doux naturels du Roussillon.
 

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