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Sur le bout de la langue

Huit cépages résistants présentés à la dégustation

Mardi 08 novembre 2016 par Marion Sepeau Ivaldi

Nathalie Goma-Fortin de la Chambre d'agriculture de l'Hérault a présenté trois cépages résistants allemands.Nathalie Goma-Fortin de la Chambre d'agriculture de l'Hérault a présenté trois cépages résistants allemands. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Dans son corner dédié à la dégustation, Dionysud a proposé la découverte de cinq variétés italiennes et trois variétés allemandes.

Ce 8 novembre, les visiteurs de Dionysud ont pu déguster huit cépages résistants. Les cinq variétés italiennes du millésime 2015, (issues du travail de sélection de l’Uniud et de l’IGA, Institut de génomique appliquée) étaient présentées par Loïc Breton, de la pépinière italienne VCR. En blanc, soreli, sauvignon rytos (issu du croisement sauvignon et bianca) et sauvignon kretos (issu du croisement sauvignon et 20-3) ont montré leurs atouts. En rouge, les visiteurs ont pu découvrir le merlot kanthus (issu du croisement merlot et 20-3) et le cabernet volos (issu du croisement entre cabernet et 20-3). « Ces cépages sont bien adaptés à la région languedocienne. Ils ont reçu un ou deux traitements durant la campagne » a précisé Loïc Breton. Selon les palais, les participants à la dégustation avaient une préférence pour les blancs ou pour les rouges.

Souvignier gris et muscaris

Après la découverte des cépages italiens, ce fut le tour des cépages allemands, testés depuis trois ans en essai VATE par l’ICV et la Chambre d’agriculture de l’Hérault. C’est la première fois que le millésime 2016 était présenté au public. Le souvignier gris a été proposé en deux modes de vinification, l’une standard, l’autre sur bourbes, permettant une expression plus marquée des arômes thiolés. Le muscaris a été proposé en deux versions de maturation : une vendange au 18 août, et une vendange une semaine plus tard. La seconde version a remporté l’adhésion du plus grand nombre. Enfin, le cabernet cortis a confirmé son beau potentiel, déjà constaté l’année dernière. Sur ce dernier, Nathalie Goma-Fortin de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, s’interroge sur sa conduite agronomique. Avec 2 kg/ha en cordon de royat, le cépage est peu productif. « Nous avons beaucoup enherbé pour contraindre sa vigueur importante lors des premières années de plantation. Peut-être faut-il réduire cette concurrence » indique Nathalie Goma-Fortin qui indique également que, testé dans l’Aude, en taille guyot, il est plus productif.

 

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