LE FIL

Les petits robots dans les vignes

Vendredi 28 octobre 2016 par Marion Sepeau Ivaldi

Récemment, Vitisphere a relayé des avancées du Vinerobot. Si pour l’instant, nous regardons ces petites machines les yeux brillants, fascinés par tant d’ingéniosité, nous ne nous questionnons pas le moins du monde sur les conditions d’utilisation de ces robots. Or la sortie, cette semaine, d’un livre blanc sur le droit de la robotique vient nous rappeler l’importance de cette question. On peut ainsi se demander qui sera le propriétaire des connaissances acquises grâce au « machine learning ». En clair : qui détient les connaissances acquises par un robot ayant appris à s’adapter aux conditions particulières d’une parcelle ? Le viticulteur, propriétaire du robot, ou le fabricant du robot, producteur du logiciel de robotique (la question peut également être transposée aux connaissances acquises grâce aux capteurs) ? Si c’est le fabricant, cela veut dire que la connaissance du viticulteur sur sa vigne, reconnue aujourd’hui comme son savoir-faire propre, passe entre les mains d’un tiers… Et pour aller plus loin, si le savoir-faire n’est plus celui du viticulteur, que deviendra la notion de terroir qui aujourd’hui s’appuie sur le triptyque « lieu, vigne, homme ». Passera-t-on à « un lieu, une vigne, un robot » ?

Une question passionnante qui pourra être posée dans le cadre de la conférence de clôture de Dionysud, dédiée à l’innovation (le 10 novembre à Béziers).

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