LE FIL

 Je reprends ma lecture 
{{str_intro_2}}
{{str_intro_3}}
{{message_alert}}
 {{bt_suivant}} 

 Je réponds 

Vendanges 2016

Le garde récolte, typicité du terroir suisse

Dimanche 18 septembre 2016 par Alexandre Abellan

Vous connaissiez les gardes suisses du Vatican, mais connaissiez-vous les gardes récoltes du vignoble de Genève ?
Vous connaissiez les gardes suisses du Vatican, mais connaissiez-vous les gardes récoltes du vignoble de Genève ?
Membres du service de sécurité de trois communes viticoles, ils sont assermentés pour empêcher tout chapardage de grappes jusqu’à la fin des vendanges.

Prise par un arrêté cantonal, la décision de mettre à ban le vignoble est une décision on ne peut plus sérieuse à Genève. Depuis ce 5 septembre, l’accès aux vignes du canton est purement et simplement interdit à tous les badauds, sauf autorisation expresse de leur propriétaire. Si l’interdiction semble purement formelle dans le vignoble genevois, elle a l’ambition d’être respectée à la lettre sur les trois communes viticoles de Mandement.

Retraité, Gérard Bétrisey réalise depuis 2002 des tournées aléatoires, d’une heure et demie en moyenne, pour empêcher toute incursion dans les parcelles. « C’est moi qui avais proposé au maire de faire ça. J’avais remarqué pendant mes balades à vélo qu’il y avait beaucoup d’incivilités dans les cultures » explique-t-il à la Tribune de Genève.

"Les gens pensent que ce n’est pas du vol parce que ce n’est pas écrit : propriété privée"

Des actes d’impolitesse qui vont des restes de pique-nique aux vendanges sauvages. « Ce n’est pas si grave quand une ou deux grappes disparaissent par-ci par-là. Mais dans certains cas, ça va beaucoup plus loin que du simple chapardage » explique le garde récolte. Appuyé par un autre retraité, Pierrot Vuissoz, il marque donc l’approche des vendanges par la mise en place de panneau interdisant l’accès aux vignes et des amendes à tout « maraudeur » venant remplir son cabas (qu’il s’agisse de raisins, ou tout autre fruit, voire du blé rapporte le journal GHI).

Assermentés, les deux gardes récolte sont rémunérés par les communes. « Ils sont les seuls du genre dans le canton et probablement aussi en Suisse » conclut la Tribune de Genève.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé